Dossier spécial Madinmag

MétalDom : Redonner vie aux métaux usagers

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Olivier Flavien est directeur d’exploitation de MétalDom. À la tête de cette structure qui collecte, traite, conditionne et pousse vers la valorisation les déchets métalliques, il nous transmet son envie d’innover et de créer de nouvelles solutions pour le territoire. Appel à une prise de conscience sur l’impact de nos déchets.

Quelles sont les activités de MétalDom ?

Olivier Flavien : Nous récupérons et recyclons les métaux ferreux et non-ferreux. Nous collectons et recyclons les véhicules hors d’usage, effectuons des opérations de démolition et déconstruction de bâtiments et broyons des pneus et du plastique.

Nous sommes présents depuis plus de 15 ans sur le secteur. Notre équipe est composée de 30 collaborateurs, dont 10 techniciens. Nous avons la particularité d’être très nombreux à être présents depuis le début de l’aventure MétalDom. C’est un véritable “esprit start-up” qui anime notre société où l’humain, la proximité et l’appropriation de l’entreprise sont très importants.

Nous avons aussi comme volonté de nous démarquer, par la qualité et l’excellence de nos services auprès de nos clients collectivités, entreprises, comme la SARA ou EDF, et auprès des particuliers.

Quels sont les challenges auxquels vous faîtes face ?

Nous sommes une installation classée pour la protection de l’environnement. Nous tenons quotidiennement à respecter ces engagements règlementaires et même à aller au-delà. Nous travaillons en collaboration avec la DEAL (la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) pour réduire notre impact sur l’environnement. Nous avons, par exemple, consulté ces équipes préfectorales avant l’acquisition d’un presse-cisaille. C’est un véritable partenariat constructif, qui nous permet de faire des choix judicieux et de poursuivre plus loin cet engagement.

La valorisation est aussi un engagement fort que nous menons. La ferraille que nous traitons, en tant que matière première, est revalorisée à 100% dans des centres de traitements dans l’Hexagone. Les pneus et plastiques sont, eux aussi, redirigés vers des centres de traitement spécialisés.

Quelle est votre ambition autour de la récupération des bateaux de plaisance hors d’usage ?

Nous avons entrepris une véritable réflexion en interne sur la façon de mettre nos différentes expertises au service de l’environnement. Nous avons identifié le problème de bateaux de plaisance hors d’usage comme un fort risque pour l’environnement local. Fuite de carburants, dégâts dans les environnements naturels, pollution visuelle… les impacts négatifs de ce type de déchets sont nombreux.

Nous avons entrepris plusieurs projets d’enlèvement et de destruction de ce type. Nous y avons développé une véritable expertise locale, que nous pouvons exporter. Nous en traitons 5-6 par an.

Nous souhaitons aujourd’hui réfléchir à une solution plus pérenne et durable en local, afin d’identifier, collecter et traiter toutes ces embarcations hors circuit et les revaloriser.

Cela nécessite de travailler en collaboration avec les propriétaires et les services de l’État. Nous lançons un véritable appel à toutes les parties prenantes, afin de prendre à bras le corps ce problème qui menace nos côtes.

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