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Patrick-Olivier Picourt, capitaine d’industrie Outre-Mer

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Étonnant voyageur que cet entrepreneur de haut vol, ancien haut fonctionnaire rompu aux techniques de gestion hôtelière, qui a fait de l’optimisation des compéten-ces de ses équipes de terrain, l’ancre et la boussole de ses combats pour la croissance et l’emploi, sur tous les territoires ultramarins où il a choisi d’investir.

Par Daniel Rollé

Discret mais efficace et omniprésent, Patrick-Olivier Picourt émerge au-dessus des dirigeants de toutes les entreprises hôtelières qui composent le Groupe Stratom. Un grand timonier, en quelque sorte, qui oriente la stratégie de gestion de chacune des auberges, chacun des relais hôteliers ultramarins dont il a fait l’acquisition un jour, pour leur redonner un souffle nouveau, une renaissance méritée. Chacun des établissements hôteliers de prestige qu’a fermement contribué à réhabiliter Patrick-Olivier Picourt, lui doit son lustre nouveau, son charme restitué, sa réputation d’excellence, bâtis de longue haleine et fermement défendus depuis. Comme le capitaine d’un bateau chahuté par gros temps, il oriente ses troupes dans la bonne direction. Sa réputation le précède. Celle d’un homme de terrain et de parole, libre et passionné, qui tient fermement la barre lorsqu’il faut traverser des tempêtes économiques ou médiatiques, et qui commande en vrai capitaine de navire d’exception.

Un fin connaisseur des réalités hôtelières ultramarines

Son analyse, tranchante et argumentée des causes d’une déshérence préoccupante de nombre de structures hôtelières constatée au fil des années aux Antilles-Guyane s’affiche sans langue de bois : « Si plus d’une bonne moitié de l’hôtellerie en Guadeloupe et une bonne partie de celle de la Martinique ont disparu corps et bien, c’est à mon sens dû au fait que les aides publiques accordées au secteur ont ciblé le fonctionnement et non l’investissement ».

S’adapter aux nouvelles technologies, peaufiner le moindre détail de décoration et de qualité de service, accompagner vertueusement la révolution sociologique qu’a traversé le monde hôtelier depuis une bonne trentaine d’années, autant d’intuitions fondatrices qui ont guidé Patrick-Olivier Picourt et aiguisé son sens du management des ressources humaines hôtelières qu’il a dû gérer avec finesse, en étroite synergie avec les personnels impliqués. Une obstination dans le mieux-faire qui a guidé la recherche partagée de solutions pérennes, pour pallier les aléas de conjoncture et faire face aux mouvements sociaux ou syndicaux d’ampleur rencontrés au fil des années. « C’est vrai que les hôtels modernes, aussi prestigieux voire patrimoniaux soient-ils, rencontrent de récurrentes difficultés de personnel ou d’activité dans les Outre-Mers. Mais pas beaucoup plus qu’ailleurs », tempère-t-il. Certaines mauvaises réputations, en forme de préjugés à la vie dure, mériteraient à son sens d’être déconstruites. « Que de fois entend-on dire : l’Antillais qui travaille dans les hôtels n’est pas accueillant, il parle mal, ne parle pas anglais… Je connais une autre destination, célébrée mondialement pourtant, qui est comme cela : c’est Paris ! »

Auberges et Relais Ultramarins du Groupe Stratom 

L’Auberge de la Vieille Tour (en Guadeloupe), l’Hôtel Bakoua (en Martinique), le Grand
Hôtel Montabo (en Guyane), le Relais de l’Hermitage (à la Réunion).

 
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