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Avec Stéphane Urbain, la BRED joue offensif

Stéphane Urbain

Stéphane Urbain prend les rênes de la BRED Réunion Mayotte en août 2016. Passé notamment par les Antilles, il arrive armé d’une expérience et d’un enthousiasme qui collent parfaitement aux valeurs et à la dynamique de la BRED. Dans une position de « challenger » assumée, la banque compte bien profiter des mutations du secteur pour gagner des parts de marché et la confiance des Réunionnais.

Par Benjamin Postaire

Huit ans en Guadeloupe (2007-2011 puis 2012-2016), dix années au sein du groupe BRED et plus de vingt ans dans l’univers bancaire, Stéphane Urbain est un homme d’expérience. Mais expérience et enthousiasme ne sont pas antagonistes. En 2016, « c’est avec un réel plaisir que j’ai basculé de l’autre côté de la planète pour prendre la direction de la BRED Réunion Mayotte », assure-t-il. « J’étais curieux de découvrir un marché totalement différent, plus étendu au niveau géographique, avec un bassin de population plus important, mais aussi mieux développé et moins dépendant de l’importation », explique celui qui, après un diplôme d’école de commerce a fait ses armes aux Crédit Lyonnais (aujourd’hui LCL), au Crédit Agricole, puis au Crédit du Nord avant de rejoindre le groupe BRED.

Un état d’esprit qui l’avait déjà conduit aux Antilles et qui colle parfaitement à celui du groupe. « La force de la BRED, c’est l’humain. Insuffler une dynamique d’équipe et faire confiance à nos collaborateurs, c’est dans notre ADN. Cette identité est, je trouve, encore plus forte en Outre-mer », explique Stéphane Urbain. Il va même plus loin : « Aujourd’hui, la différence se fait principalement sur le service et l’écoute que l’on va proposer aux clients. Ça, ce sont les collaborateurs qui en sont les garants ».

« Doubler nos parts de marché d’ici cinq ans »

C’est en s’appuyant sur cette philosophie que la BRED Réunion Mayotte nourrit d’ambitieux objectifs. Et son directeur ne s’en cache pas : « Nous sommes dans une position de challenger. Notre objectif est de doubler nos parts de marché d’ici cinq ans ». Pour y parvenir, la banque mise avant tout sur le service. Un service qu’elle souhaite « multi-canal ». « Les comportements des clients ont changé. Ils veulent toujours du service mais un service différent », explique Stéphane Urbain. Le multi-canal c’est donc la possibilité d’être reçu « aisément et rapidement » en agence, d’être « directement joignable au téléphone, y compris pour les conseillers bancaires », et bien entendu offrir un service «complet et moderne» sur le digital.

« Clientèle d’origine des banques populaires », comme aime le rappeler Stéphane Urbain, les professionnels ne sont pas oubliés. La BRED a mis en place une offre particulièrement complète pour les satisfaire au mieux. Affacturage, financement via la filiale COFILEASE, organisme de caution (SOCAMA) avec des délais très rapides (48h), et une offre dédiée aux professions libérales avec conseillers spécifiques, comme le précise le directeur régional, « accompagner les professionnels, c’est dans nos gènes ».

Cette approche moderne et innovante du monde bancaire, voulue par la BRED et incarnée localement par Stéphane Urbain, est en parfaite adéquation avec le contexte actuel. Les habitudes et attentes des clients évoluent et la loi Macron sur la mobilité bancaire va leur permettre de choisir une banque qui colle à leurs attentes. « A la BRED, on souhaite que ce soit une opportunité ».

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