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Le Djokan, l’âme des guerriers guyanais
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Le Djokan, l’âme des guerriers guyanais 

Le Djokan, l’âme des guerriers guyanais

“Pendant près de 25 ans, j’ai pratiqué les arts martiaux japonais et chinois, je suis même allé en Afrique pour découvrir les pratiques des peuples Zoulou et Maasaï. Mais lors d’un voyage au Japon, je me suis rendu compte qu’en fait, je ne connaissais pas mon pays, son histoire, ses cultures… A mon retour, je me suis donc lancé dans des travaux de recherche en partant à la rencontre de chefs coutumiers, de chamanes, d’historiens, d’ethnologues, d’anthropologues, d’artistes et de poètes…” Sept ans après, en  septembre 2010, Yannick Théolade créait officiellement le Djokan. Synthèse des pratiques guerrières, chamaniques, sportives et coutumières des peuples guerriers d’Amazonie, le Djokan se veut le premier art martial guyanais. Fidèle aux traditions de la Guyane, il s’inspire de toutes les composantes de son incroyable vivier culturel. Car il est là le maître mot du Djokan : créer un pont entre une approche moderne et la tradition de savoirs guerriers d’Amazonie qui existent depuis des siècles, des coutumes ancestrales des peuples amérindiens, businengés ou créoles. D’ailleurs, la langue officielle du Djokan (en français, “celui qui est éveillé”) est le créole guyanais, une langue de rassemblement et d’identification commune à tous les habitants  de la région. “Les armes utilisées pour la pratique du Djokan sont aussi des armes locales, explique Yannick Théolade,gran dôkô (fondateur, ndlr) de ce nouvel art martial. Lances amérindiennes, sarbacanes, massues bushinengées… Sans compter les techniques de santé issues également de nos traditions comme les bains à bases de plantes médicinales ou les massages”. Reconnu par la Fédération Internationale des Arts Martiaux Traditionnels en octobre dernier, le Djokan connait depuis quelques mois un essor spectaculaire tant et si bien que le Président de la Région, Rodolphe Alexandre, et le directeur des Affaires Culturelles, Michel Colardelle, ont déclaré conjointement le Djokan comme “Patrimoine de la Guyane”. Avant la consécration absolue le 24 mars dernier : Yannick Théolade a présenté le Djokan à la Nuit des Arts Martiaux à Bercy (Paris), le plus gros événement mondial consacré aux arts martiaux. Cet été, c’est en Afrique que ce Cayennais de trente-quatre ans partira faire découvrir cette nouvelle discipline, du Sénégal au Cameroun en passant par la Côte d’Ivoire. Comme une main tendue vers le berceau des cultures qui ont façonné l’âme de la Guyane.

En savoir plus sur le Djokan : www.djokan.org

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