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EGC : Soutenir la transition digitale
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EGC : Soutenir la transition digitale 

Marie-Claude Pastureau est un véritable pilier du monde de l’éducation en Martinique. A la tête de l’ecole de gestion et de Commerce de la Martinique son dynamisme est au service d’une vision forte : prouver que l’excellence peut se former en local, que la Martinique peut préparer sur son sol les compétences dont son économie a besoin. elle nous parle de la nouvelle formation développée par l’école, autour des nouvelles technologies, de son ambition et de ses envies pour la jeunesse de sa région. 

 

Comment avez-vous ressenti le besoin pour cette nouvelle formation ?

Marie-Claude Pastureau : Notre engagement est véritablement d’être à l’écoute des besoins des entreprises locales. Notre raison d’être face aux formations internationales est de fournir de manière très réactive aux entreprises locales les compétences dont elles ont besoin maintenant.

Depuis 2-3 ans, nous avons vu évoluer les sujets des thématiques de stage faites à nos étudiants. Les problématiques liées aux impacts du digital sur le business et le management prennent une part de plus en plus importante. Nous avons choisi d’y répondre directement.

 

Comment s’est construit ce projet ?

Nous faisons partie du réseau national EGC géré par les CCI, et particulièrement par la CCIM qui soutient très activement tous les projets de formation de l’EGC Martinique. Nous nous sommes appuyés sur ceux-ci afin d’identifier des formations pouvant apporter ces compétences de manière efficace à nos étudiants, mais aussi un titre reconnu et certifiant.

Après diagnostic, notre choix s’est porté sur une formation développée par l’institut de formation de la CCI de la Manche, et dont la conception est issue de partenariats avec des écoles d’ingénieurs et des instituts multimédia d’envergure nationale. Elle est, de plus, reconnue par un titre de Niveau II, au RNCP.

Nous avons ensuite fait le choix du public. Nous l’avons voulu le plus ouvert possible et tourné vers une professionnalisation rapide. Cette formation est réservée aux demandeurs d’emplois, BAC+2 ou ayant au moins 3 ans d’expérience professionnelle.

Ce positionnement dans notre engagement pour l’emploi en Martinique, nous paraît important. Nous avons sélectionné 18 candidats, porteurs de projets. Ce sont des jeunes et moins jeunes, tous motivés et engagés à être des acteurs de cette révolution digitale.

Nous avons ensuite mobilisé les acteurs institutionnels pour le financement. La Région Martinique et l’Union Européenne (FSE) ont été des partenaires décisifs, ayant permis à cette formation de voir le jour. Cette initiative, portée par l’EGC, a rencontré tout naturellement la volonté des politiques locales, notamment le plan de développement des compétences de la Région.

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Comment cette formation répond-elle aux problématiques des entreprises locales ?

C’est d’abord une formation à 360°. Elle couvre tous les aspects du digital et est, à ce titre, particulièrement singulière. Elle s’attache à donner au chef de projet digital autant des compétences techniques, (design, marketing, métier) qu’organisationnelles.

Elle forme, au final, des chefs d’orchestre, des généralistes du digital, capables d’être au plus près des problématiques de l’entreprise et d’y répondre de manière pertinente. Ce ne sont pas des créateurs de site ou simplement des animateurs de communautés qui sortent de cette formation, mais des agents du changement de l’entreprise, formés pour chasser le moindre gain de productivité ou de performance pouvant être amené par le digital.

Nous avons décidé aussi de répondre aux spécificités des entreprises locales de manière affirmée. Sur 15 intervenants, 2 viennent de métropole, 15 du monde de l’entreprise. Les mises en situation représentent une part importante de l’axe pédagogique.

Ce sont donc des étudiants sensibilisés aux problématiques locales qui sont disponibles pour affronter les défis auxquels nos entreprises doivent faire face.

 

Quel bilan pouvez-vous faire à ce stade ?

La première promotion est rentrée en septembre et partira en stage en février. Le bilan est très positif. L’engagement des étudiants est fort et nous constatons une assiduité constante et un dynamisme fort. Une deuxième saison est d’ores et déjà actée ! Elle débutera en septembre prochain.

La prospection, pour les stages et l’accueil des entreprises est très positif. S’il y a un message à faire passer aux entreprises, c’est que la révolution digitale n’est pas seulement une affaire de grande entreprise ! L’intégration de tels collaborateurs présente un retour sur investissement à très court terme. Ils participent à une vision globale de l’entreprise, tournée vers la recherche des opportunités du digital : développement commercial, développement de marque, gain de productivité par la mise en place d’outils d’organisation internes et création de nouveaux produits et usages.

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