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Au cœur de la gestion des déchets de la SARA
Dossier spécial, Madinmag

Au cœur de la gestion des déchets de la SARA 

Sandra DIJON est Contremaître Environnement au sein de la Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles depuis 8 ans. Cette professionnelle rigoureuse, scientifique de formation, nous explique le fonctionnement de la gestion des déchets au sein du fleuron industriel martiniquais. Rencontre avec celle qui valorise.

Comment est organisée la gestion des déchets au sein d’un établissement comme celui de la SARA ?

Nous disposons de deux points de collecte de déchets sur notre site. Un pour les déchets dangereux et un pour les déchets non dangereux. Nous organisons leur récupération en sur nos différents lieux du site et les redirigeons vers ces points de collecte. Nous les acheminons ensuite vers des entreprises désignées spécialisées dans le traitement et la valorisation des déchets. Les déchets dangereux sont reconditionnés, et empotés et acheminés vers des centres de traitement agréés hors du département.

Nous avons la même approche dans nos dépôts de Guadeloupe et de Guyane.

En plus de ces opérations, une part importante dans la gestion des déchets consiste à sensibiliser les employés et sous-traitants aux bonnes pratiques et usages. Afin d’atteindre cet objectif, nous menons des séances d’échanges, profitons des plans de prévention annuels pour faire passer les messages clés. Nous effectuons également des rappels aux règles et procédures de manière quotidienne. C’est une fonction motivante qui oblige a être au plus près du terrain, au plus des intervenants, à connaître le cahier des charges des opérations de manière transversale, et à savoir mener les Hommes vers des objectifs d’amélioration.

Quels sont les challenges de cette gestion ?

Nous devons arriver à faire comprendre aux collaborateurs et sous traitants à quel point il est important de réfléchir aux traitements de ses déchets dès la planification conception des interventions sur site, dès l’achat des matières premières. C’est en réfléchissant en amont que nous pouvons optimiser l’impact de nos actions.

Ceci constitue un véritable travail d’équipe. Nous œuvrons constamment de manière concertée avec le département Maintenance, qui est l’acteur principale dans la tenue des chantiers sur site.

Ce message est globalement compris et accepté. La logique du traitement des déchets est devenue sagesse populaire. Nous devons maintenant travailler à l’amélioration continue de nos procédures.

Quels sont vos défis personnels à cette fonction ?

J’ai débuté en 1998 au sein de l’entreprise comme technicienne chimiste. J’ai ensuite évolué vers le Service Programmation et Bureaux de fabrication qui gère les approvisionnements et les stocks des 3 DFA. Je suis contremaître environnement depuis 2006, après avoir occupé d’autres fonctions au sein du département Valorisation. C’est un défi autant personnel que professionnel. Ma mission est de valoriser tout ce qui peut l’être et de permettre à notre établissement d’aller bien au delà de ses obligations réglementaires.

Aujourd’hui nous valorisons 70% de nos déchets. Mon ambition est d’approcher les 100%. Cela nécessitera de trouver les filières pour le faire. C’est un véritable défi à l’échelle de l’entreprise, sur les 3 sites (Martinique, Guadeloupe, Guyane) que nous ne pourrons mener qu’avec tous les acteurs des filières.

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