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Eiffage Guyane, une stratégie en béton
Guyamag, Positive economie

Eiffage Guyane, une stratégie en béton 

Le groupe français Eiffage conjugue au mieux la complémentarité de ses métiers de travaux publics : l’assainissement, les canalisations et l’aménagement du territoire. Son agenda 2015 est déjà bien rempli. Entretien avec Rani Antoun, directeur des activités Travaux Publics d’Eiffage en Guyane.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ? 

Rani Antoun : La branche Travaux Publics du Groupe Eiffage est présente en Guyane depuis plusieurs décennies. Elle regroupe deux sociétés : Eiffage Travaux publics Guyane, spécialisée dans les travaux routiers, les carrières et le terrassement, et DLE Outre-Mer, en charge des travaux d’assainissement, d’eau potable et des travaux spéciaux.

Quels sont les derniers grands changements opérés depuis votre implantation en Guyane ? 

En juin 2013, une direction commune a été mise en place pour les deux sociétés, qui ont des activités complémentaires. Il était essentiel de les faire travailler en parfaite synergie. Elles sont d’ailleurs régulièrement sur des opérations communes. Ce rapprochement nous permet de renforcer notre efficacité, afin de proposer une offre plus complète et plus performante à nos clients.

Comment gérez-vous votre présence sur la Guyane ? Qui sont vos clients ? 

Nos implantations principales se situent sur l’île de Cayenne, mais nous disposons aussi d’une implantation industrielle à Macouria, et d’implantations secondaires à Saint-Laurent du Maroni et à Maripasoula. La majeure partie de notre activité, notamment routière, se concentre principalement sur la bande littorale. Plusieurs opérations en cours illustrent parfaitement notre volonté d’accompagner nos donneurs d’ordre, partout où ils ont besoin de notre expertise. Sur le fleuve Maroni, nous réalisons actuellement une cale en bois à Pidima, ainsi que l’élargissement du débarcadère de Maripasoula. Nous intervenons aussi sur la réalisation de la voirie bétonnée, entre l’aérodrome de Grand Santi et le bourg. Sur l’Oyapock, nous réalisons, pour le compte de la DEAL, des travaux d’aménagement des sauts pour faciliter la navigabilité du fleuve dans les périodes de basses eaux, ainsi que deux pontons en bois à Camopi.

Pourriez-vous nous donner quelques chiffres pour situer votre activité ?

La branche Travaux Publics d’Eiffage réalise environ 50 millions d’euros de chiffre d’affaires par an en Guyane, où elle compte quelque 200 collaborateurs. Au total, ce sont plus d’une centaine de chantiers menés à bien chaque année, allant de quelques milliers à plusieurs millions d’euros. La réalisation emblématique de l’année écoulée est, sans aucun doute, l’échangeur de Balata, que nous avons réalisé pour le compte de la DEAL et de la Région Guyane, livré en avril 2014 pour un montant de plus de 10 millions d’euros.

Quels sont les enjeux à venir pour vous, professionnel de la construction ?

Le secteur du BTP en Guyane est en pleine mutation et l’exigence de nos clients est de plus en plus forte. Il n’y a donc plus de place pour l’amateurisme. Nous nous devons de professionnaliser notre business, ainsi que celui de nos partenaires, pour pouvoir accompagner et accélérer le développement de notre département.

Aussi, dans un contexte de contraintes budgétaires croissantes, un des enjeux cruciaux pour l’avenir est d’arriver à être force de proposition en termes d’innovations  et d’optimisations techniques, pour garantir la viabilité économique des opérations et donc leur réalisation.

Un autre enjeu majeur sera de continuer à recruter et à former des jeunes Guyanais, en leur donnant les moyens d’évoluer dans nos entreprises et de participer activement au déve-loppement de leur territoire. Cette démarche a toujours été au cœur des valeurs du Groupe Eiffage, en particulier dans des territoires où, à l’instar de la Guyane, il n’est pas facile de trouver une main-d’œuvre locale qualifiée, alors même qu’existe un réel gisement de jeunes désireux d’apprendre, capables de s’intégrer dans une entreprise et de s’y investir. De cet enjeu dépendra notre capacité à être plus performants, notamment sur le long terme, et de pouvoir accompagner et favoriser le développement de la Guyane.

 

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