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Fondation Orange, de l’utilité de la Banque  Alimentaire
Guyamag, Positive economie

Fondation Orange, de l’utilité de la Banque Alimentaire 

Avec l’accord “seniors” mettant en place le TPS (temps partiel senior), Orange réaffirme sa volonté d’aménager les fins de carrière et d’assurer la transition entre activité et retraite. Rencontre avec Fred Catel et Paulette Carneva, qui s’investissent au sein de la Banque Alimentaire de Guadeloupe à la faveur de ce dispositif.

Depuis 2010, la Fondation Orange propose à ses salariés de s’investir auprès d’associations et d’ONG partenaires. Développant son rôle citoyen, Orange, via sa fondation d’entreprise, réunit ainsi ses collaborateurs autour de projets communs, solidaires et fédérateurs.

Le concept : les associations bénéficient de compétences diverses et les salariés donnent un nouveau sens à leur vie professionnelle.

En contrepartie d’une baisse modérée de leur rémunération, les personnes âgées de 55 ans ou plus peuvent entrer dans un dispositif de temps partiel — 50% ou 60% — sur 3 ou 5 ans.

Retour d’expérience

Fred Catel, 60 ans, œuvre au sein d’Orange depuis 1974. En région parisienne, il a été magasinier, correspondant de transport, puis commercial. En 2014, il accepte un TPS de trois ans. « L’opportunité pour moi de terminer ma carrière aux Antilles et de m’engager », apprécie-t-il. Pour la Banque Alimentaire, Fred participe à la préparation des commandes, à la communication, au déroulement des séminaires et ateliers à destination des bénéficiaires, et à l’appel à recrutement de bénévoles pour des événements clefs.

Fred s’est impliqué dans les actions de communication autour de la dernière collecte de la Banque, dont il s’est fait le porte-parole auprès des médias. Une collecte qui s’est répartie sur 60 points (en général des supermarchés)
totalisant 48 tonnes de marchandises : riz, pâtes, huile, conserves de légumes, produits bébé… « L’organisation est complexe. Des équipes de 4 à 5 personnes se relaient toutes les 2 ou 3 heures », reconnaît-il. En Guadeloupe, la Banque Alimentaire compte une trentaine de bénévoles réguliers, 7 salariés, et garantit la distribution de 412 tonnes de denrées à 46 structures, soit 11 000 personnes bénéficiaires.

Paulette Carneva, 59 ans, a été l’employée d’Orange en gestion et secrétariat pendant plus de quarante ans, en métropole. Fin 2013, retour dans sa Guadeloupe natale, à la faveur d’un TPS de deux ans, pour son plus grand bonheur. Travaillant à 60%, Paulette s’engage sur le volet développement de la Banque Alimentaire. Plus succinctement, cela concerne la recherche de nouveaux fournisseurs.

« Aujourd’hui, la structure bénéficie de 60 fournisseurs réguliers, dont des maraîchers. Mais il faut compenser la diminution des dons européens et continuer à faire reconnaître l’utilité de la Banque Alimentaire », plaide-t-elle.
« S’alimenter coûte cher. De plus en plus de familles com-ptent sur nous pour se nourrir chaque jour ! ». Paulette est également en charge de la distribution des denrées. Elle propose notamment les produits frais aux structures associatives partenaires afin de réduire le gaspillage alimentaire.

Par Julie Clerc

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