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La chronique de A : dormeurs du monde entier réveillez-vous ! 

Je ne veux pas être cruelle, mais je vous rappelle qu’il va falloir remettre le réveil, si ce n’est déjà fait. La rentrée, c’est ça : le retour de la terrible sonnerie du matin. Vous avez beau chercher ce qui pourrait adoucir ce douloureux moment, passer en revue toutes les sonneries disponibles sur votre Iphone, envisager même d’en acheter une, voire fouiller tout autour de vous pour dénicher Ze son qui ne donnerait pas envie de tuer quand il se déclenche à 5h30 : rien n’y fait. La rentrée, c’est : « REVEEEIL ! », un point c’est tout.

Mais pourquoi sommes-nous, à ce point, traumatisés par la sonnerie du réveil ? L’une des réponses les plus évidentes, est que nous ne dormons pas assez. On considère qu’une bonne nuit pour un adulte, est une nuit de 8 heures (avec quelques variations pour les petits ou les gros dormeurs). Notez que nous sommes quand même gâtés par rapport à certains de nos cousins primates qui roupillent plus de la moitié de la journée. Et pourtant, qui d’entre vous dort 8 heures par nuit en semaine ? Je ne vais pas vous saper le moral en cette période déjà difficile, en vous rappelant les conséquences du manque de sommeil (les Américains parlent de Sleep Debt) mais il serait temps de voir les choses en face : on paie cher nos courtes nuits. D’autant plus courtes que nous abusons des faux-amis du sommeil. La télévision ou les tablettes avant d’aller dormir, la consommation d’alcool sont autant de mauvaises habitudes qui plombent nos nuits.

Bon, je vous entends d’ici : « Ok, on ne dort pas assez mais on les trouve où, les heures de sommeil supplémentaires ? ».
C’est bien pour cela que depuis des décennies, des chercheurs, en particulier dans le domaine militaire, explorent les pistes qui permettraient de raccourcir nos nuits sans nous rendre frappadingues (en tout cas, pas tout de suite !). L’idée de ne pas perdre de temps à dormir en fait rêver plus d’un ( hahaha ! ). Ne me dites pas qu’aucun de vos amis ne vous a asséné un jour : « Je dormirai quand je serai mort ! ». Sur Internet, les techniques pullulent. Une start-up française a même mis au point un casque censé favoriser le sommeil profond grâce à l’émission discrète de certains sons ce qui permettrait de dormir « plus vite » et donc moins longtemps. Autre piste : utiliser ses nuits pour apprendre, histoire de ne pas perdre de temps, façon « Le meilleur des mondes ».

Mais dites-donc, ça ne finit pas par faire un peu peur tout cela ? Car à ce petit jeu, l’Homme sera toujours moins performant que la machine. On pourra peut-être trouver le moyen de réduire notre temps de sommeil nécessaire, mais il sera toujours supérieur à celui d’un robot. La course à la nuit est donc perdue d’avance face à l’automate. Dommage pour le patron de Netflix qui n’hésite pas à affirmer : « Notre seul vrai concurrent, c’est le sommeil ! ». Ok Reed mais tu auras du mal à vendre ta plateforme vidéo à des robots !

Restons optimistes quand même. Notre époque est aussi celle des matelas à mémoire de forme, des bars à sieste et des réveils imitant l’aube. Tout n’est pas perdu, donc. Haaaaa… Je ne sais pas vous, mais moi, ça m’a épuisé toutes ces réflexions. Allez, je vais me coucher.

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