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CACEM : Booster les entreprises et le territoire centre
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CACEM : Booster les entreprises et le territoire centre 

La CACEM se dote d’un nouveau dispositif d’accompagnement en faveur des entrepreneurs. Elle accompagne financièrement sur le volet immobilier d’entreprises les projets de création et d’extension-développement qui verront une partie de leur loyer commercial ou professionnel financé pendant 6 mois. Un dispositif défendu avec conviction par le président de la CACEM, Athanase Jeanne-Rose, afin de “soutenir les entreprises dans des phases cruciales” et consolider l’écosystème économique du centre, poumon économique de la Martinique.

Par Mathieu Rached

Conséquence de l’entrée en application, au 1er janvier 2017, de la loi NOTRe et de sa réorganisation des compétences des collectivités territoriales, la CACEM récupère sous son autorité l’immobilier d’entreprise. Un transfert de compétence qui débouche aujourd’hui sur la création du  Dispositif Intercommunal d’Aide Financière à l’Immobilier d’Entreprise. « Une aide pour faire face aux premières charges (hors mois de caution) lorsqu’on est créateur d’entreprise et lorsqu’une entreprise souhaite s’étendre », explique Athanase Jeanne-Rose, président charismatique de la CACEM. Deux niveaux sont prévus : le créateur d’entreprise (entreprise de moins de 3 ans) peut solliciter une aide à hauteur de 50% du loyer de son local pour 6 mois. Pour une entreprise en cours d’extension, ce taux représente 20% du loyer. « Avec l’existence d’un bonus de 2000 €, si cette extension amène la création d’un emploi CDI », précise le président. Dernier volet du dispositif, celui de l’acquisition d’un local. Tous les frais annexes (frais de notaire, droits et taxes…) vont être financés à hauteur de 20%. En bref, il ne s’agit pas de faire en lieu et place du chef d’entreprise, mais de bel et bien l’accompagner.

Une mission historique de la CACEM 

Dès sa constitution en 2004, la CACEM a eu à cœur de développer l’environnement économique du centre. « Le territoire CACEM, c’est le centre de gravité économique de la Martinique », rappelle le président. Une mission qui, depuis quatorze ans, s’incarne par plusieurs initiatives en faveur « d’un tissu solide d’entreprises ». D’abord, l’appui technique et administratif aux créateurs d’entreprises. Ensuite le foncier, pour stimuler des secteurs d’activité dans des zones précises (l’agroalimentaire à Choco Choisy, la logistique à l’Étang Z’abricot, mécanique et transport à Trompeuse). Puis le bâti, et notamment la « Bourse » de l’immobilier d’entreprises, qui met en relation des entreprises en devenir avec des propriétaires, des agences immobilières… Le tout nouveau dispositif vient compléter ces efforts pour implanter et développer les activités économiques du territoire, redynamiser les centres bourgs et stimuler les projets d’entreprises.

Concrètement comment ça marche ? 

Manuela Alcindor, chef du Service accom-pagnement des entreprises nous répond.

Quels sont les critères pour déposer un dossier ? 

Manuela Alcindor : Un minimum de préparation est requis de la part du porteur de projet (créateur ou chef d’entreprise). C’est un gage de succès du projet et une condition pour son dossier. On va s’appuyer sur un bilan ou un prévisionnel, mais l’enjeu est d’évaluer l’adéquation homme/projet, sa motivation, sa préparation aux challenges qu’il rencontrera etc.

Quel type de local peut–il louer ? 

Le local professionnel ou commercial doit se trouver sur le territoire CACEM (Schoelcher, St-Joseph, Fort-de-France, Lamentin) et occuper une surface de 15 à 150 m2 pour une création et 60 à 250 m2 pour une extension.

Il faut trouver le local avant de venir vous voir ? 

Pas obligatoirement. Si c’est le cas, il nous faut un bail professionnel ou commercial signé. Sinon une promesse de bail synallagmatique (qui engage les 2 parties, le loueur et le porteur de projet). Le cas échéant, un local peut être proposé via la bourse de l’immobilier d’entreprises de la CACEM.

D’autres critères qui comptent dans les projets soutenus ? 

L’éco-exemplarité du projet. On va s’intéresser au traitement des eaux usées, au type d’appareils utilisés… et au besoin, les services compétents en la matière et les partenaires de la CACEM proposeront un accompagnement conjoint.

Quel délai pour avoir une réponse ?

4 mois maximum une fois le dossier complet.

Quand faire les démarches ? 

Dès que le projet est sur pied. Dates de retrait des dossiers : du 15 février au 10 mai 2018 (à la CACEM et sur le site internet www.cacem.fr). Les dossiers devront être remis dans un délai de trois semaines suivant la date de retrait. Date limite de dépôt : 31 mai 2018.

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