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B. Optic : B comme bravoure
Dossier spécial, Karumag

B. Optic : B comme bravoure 

Elisabeth Houël est opticienne et gérante de B. Optic « un magasin de lunettes de créateurs » qu’elle a ouvert il y a six ans. La jeune femme pétillante nous livre son expérience de cheffe d’entreprise faite « de sacrifices et de moments de bonheur ».

Par Willy Gassion

Le langage du visage 

Aussi curieux que cela puisse paraître le visage a un langage qui lui est propre, il possède son vocabulaire. Elisabeth Houël est l’opticienne qui écoute et entend ce que dit votre faciès. « Je conseille mes clients en fonction de leur morphotype, je prends en compte la couleur de la peau, les traits du visage, l’implantation des cheveux pour déterminer la forme et la couleur des lunettes qui leur iront le mieux. Toutes les lunettes en vente à B. Optic sont proposées en un seul exemplaire, je travaille avec des créateurs français, anglais ou australiens. Toutes mes montures sont garanties au minimum un an, tous mes verres au minimum deux ans. »

Une écoute active 

Ecouter le visage mais pas seulement, écouter aussi les mots formulés par le client. Ses souhaits, ses hésitations, ses réticences. L’opticienne patiemment écoute, sonde presque les cœurs pour répondre au mieux à la demande de sa clientèle. « Je ne suis pas simplement là pour vendre, B. Optic n’est pas un magasin de grande distribution, mes clients recherchent une écoute active, c’est ce que je leur offre. Bien conseiller prend du temps. »

Parcours d’une combattante

Femme + jeune + belle + intelligente, cette équation est-elle faite d’atouts ou de handicaps quand à vingt-neuf ans on souhaite créer son entreprise ? « Ça a été le parcours du combattant, tout a été compliqué. Quand on est une jeune femme, on n’est pas toujours pris au sérieux, il y a de quoi s’arracher les cheveux dans les méandres de l’administration. Avec le recul je crois que toutes ces difficultés m’ont permis de grandir, je me suis découverte tenace. A l’ouverture de ma boutique, il est arrivé que l’on me dise ; je veux voir le patron, je disais que c’était moi, et les gens insistaient, ne voyant pas en moi la gérante de la boutique. »
Elisabeth Houël reconnait s’être oubliée pour se consacrer à son entreprise. « Je n’avais que mon entreprise en tête, créer son entreprise demande des sacrifices dont celui des vacances et peut-être aussi celui de la famille, ce n’est que maintenant après six ans que je commence à penser à moi.»

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