Dossier spécial Karumag

Conseil Départemental : missions, projets et chantiers d’avenir

Josette Borel-Lincertin Présidente du Conseil Départemental

Assurer la cohésion sociale, renforcer l’action sociale auprès des plus démunis, améliorer la distribution de l’eau potable, asseoir un partenariat avec les entreprises, telles sont quelques-unes des missions de la collectivité départementale. Etat des lieux et précisions de Josette Borel-Lincertin, la présidente.

Après avoir sillonné, pendant un an, les communes de Guadeloupe, les Assises de la Famille s’achèvent. Quel bilan en retirez-vous ?

En lançant cette démarche de démocratie participative et de réflexion collective, l’idée était d’associer les Guadeloupéens au renouvellement des politiques publiques conduites à l’endroit des familles et de ce fait, de contribuer au vivre ensemble et à la cohésion sociale. En définitive, ce sont plus de 3 000 personnes qui ont participé aux rencontres territoriales et nous ont apporté des témoignages et des propositions en matière de parentalité, d’éducation, de lutte contre les causes de la violence, ou de prise en charge de la petite enfance. Aujourd’hui, avec l’ensemble de nos partenaires, nous allons pouvoir dessiner une nouvelle politique de la famille en Guadeloupe.

Le Conseil Départemental est la collectivité de toutes les solidarités. Au regard de la conjoncture économique et de la demande sociale croissante, quelles sont vos priorités ?

Le Conseil Départemental, est certainement la plus belle des collectivités car elle s’occupe de l’humain, de la naissance jusqu’à la fin de vie. Pour l’année 2018, avec pour enjeu majeur la cohésion sociale, nos objectifs prioritaires sont la prévention des situations de mise en danger des mineurs à travers notamment la mise en place d’équipes territoriales de protection de l’enfance, le renforcement de l’action sociale de proximité s’agissant, notamment, de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, ou encore la poursuite de la mise en œuvre du schéma de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap. Mais, au-delà des missions qui relèvent de notre cœur de compétences, il nous importe de continuer à alimenter la commande publique à travers nos différents chantiers (renforcement parasismique des collèges, travaux routiers, soutien aux communes….).

Au-delà du maintien de la commande publique, quel partenariat souhaitez-vous ins-taurer avec les entreprises ?

J’ai besoin d’un partenariat gagnant-gagnant avec les entreprises lorsque nous recherchons – dans le cadre de notre programme départemental d’insertion – les voies et les moyens de réinsérer de manière durable les bénéficiaires du RSA dans la vie active. Il en est de même pour la structuration du secteur de l’économie sociale et solidaire qui est plein de promesses, mais qui n’obtient pas encore la reconnaissance et l’attention qu’il mérite. Un autre exemple est celui du défi de la réinsertion des détenus, en particulier les femmes et les mineurs. Pour tout cela et pour bien d’autres choses, comme l’accompagnement des clubs sportifs, j’ai besoin des entreprises.

Pour maintenir le « Vivre ensem-ble », il importe d’apporter des solutions concrètes aux problèmes du quotidien de la population. La Guadeloupe connaît une crise de l’eau depuis quelques années. Le Conseil Départemental entend-il pérenniser son engagement ?

Depuis 2015, avec les cofinancements de l’Union européenne, de l’Etat et de l’Office de l’eau, le Département a mis en œuvre un plan de secours d’urgence en eau potable (41,7 millions d’euros de travaux dont 10 millions d’euros sur les fonds propres du Département). Aujourd’hui, nous continuons d’agir au quotidien pour améliorer la situation de la distribution de l’eau potable et veillons aussi à maintenir l’efficacité du réseau d’eau agricole du Département. Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau programme de travaux d’urgence d’un montant de 71 millions d’euros validé le 1er février 2018 avec la Région, les communautés d’agglomération et l’Etat, le Département investira 20 millions d’euros supplémentaires afin de mettre un terme aux tours d’eau et de rétablir la confiance indispensable à la mise en place d’une gouvernance rationnelle efficace de l’eau potable en Guadeloupe.

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