Articles

CAAG, réduire les risques
Actualités des experts, Guyamag, Karumag, Madinmag

CAAG, réduire les risques 

Le comité des assureurs des Antilles-Guyane (CAAG) modernise les campagnes de sécurité routière. Francine Négrit, responsable de la commission Auto et Loup de Fréminville, président du CAAG, nous expliquent ce parti-pris.

Le comité des assureurs des Antilles-Guyane (CAAG) a changé de méthodes pour sensibiliser les assurés et faciliter la compréhension des messages. Vous faîtes désormais appels à des artistes et leaders d’opinion. 

Loup de Fréminville : On s’est aperçu qu’il était bien plus efficace de toucher nos publics cibles en faisant appel à des relais d’opinion et vedettes locales. Grâce à leur message personnalisé, nous réussissons à avoir beaucoup plus d’impact sur les populations. Nous cherchons donc à utiliser ces moyens digitaux très efficaces comme avec Mr Stan pour les questions liées à l’automobile. Avec plus de 100 000 abonnées sur sa page Facebook, il réussit à faire passer, sur un ton très humoristique, des messages essentiels à la sécurité des jeunes automobilistes. 

Il faut dire qu’en termes de sécurité routière, les problèmes persistent. Quelles sont les principales problématiques ren-contrées aux Antilles-Guyane ?

Loup de Fréminville : Comme partout en France, nos routes sont aujourd’hui touchées par quatre grands fléaux. Le premier est très souvent lié à l’absence du port de la ceinture de sécurité. Pour les deux roues, c’est aussi l’absence du port obligatoire du casque. Malheureusement, on compte encore beaucoup trop de problèmes liés à l’alcool et à la consommation de drogues au volant et ce, surtout chez les jeunes. Le quatrième grand fléau rencontré est l’usage du téléphone au volant qui conduit de plus en plus souvent à de grands drames. 

En cas d’accident de la route, quelles sont les indemnisations escomptées ?

Francine Négrit : Il faut savoir qu’en termes d’accidents de la circulation, les assurances sont régies par la loi du 5 juillet 1985, la loi dite Badinter. Il nous faut donc distinguer plusieurs catégories de personnes : les conducteurs, les passagers, les piétons ou les cyclistes. Passagers, piétons et cyclistes sont des personnes protégées dans le cas d’un accident corporel, c’est-à-dire que leurs dommages seront pris en charge à 100% par l’assureur du véhicule impliqué. Par contre, le conducteur qui serait responsable d’un accident ne sera pris en charge, sur le plan matériel, qu’à partir du moment où il a une garantie
« dommages tout accident ». Sur le plan corporel, il n’est pris en charge que s’il a une garantie contractuelle, non liée à la loi Badinter, sur la sécurité du conducteur.

Selon vous, la nouvelle législation sur la vitesse actée par le gouvernement le 1er juillet 2018, a-t-elle eu des conséquences sur le comportement des automobilistes ?

Francine Négrit : Après quelques mois d’actualisation de la législation, il est encore trop tôt pour faire un bilan du nombre d’accidentés sur la route. Comme l’a établi le comité des experts du Conseil national de la sécurité routière dans son rapport du 29 novembre 2013, une réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central – limitée à 90 km/h – permettrait de sauver entre trois cents et quatre cent vies par an. 

 

Dans la même catégorie