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SARA Energies Nouvelles, une entreprise pas comme les autres
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SARA Energies Nouvelles, une entreprise pas comme les autres 

La politique de RSE rythme la vie de l’entreprise, de ses employés et au-delà.

Propos recueillis par Mathieu Rached

« Bien plus qu’une raffinerie ».
Jamais slogan n’aura été aussi bien trouvé. La Sara qui assure l’approvisionnement en carburants de la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane, est en effet bien plus que ça, un acteur de la société à part entière, un partenaire du territoire, engagé dans une dynamique d’action. Ici, la RSE prend tout son sens et toute sa valeur. Car aux grands rendez-vous annuels médiatisés (tour cycliste, prix d’excellence etc.) s’ajoutent une multitude de petites et grandes actions, d’engagements en faveur de la cohésion, de l’ouverture et de l’avenir des sociétés des territoires. Nous avons souhaité en savoir davantage et donner un coup de projecteur sur cette culture d’entreprise singulière avec la directrice des Relations Sociales et Sociétales de cette raffinerie pas comme les autres. 

Vous avez institué une journée solidarité citoyenneté annuelle, qui donne droit à ce que chaque employé puisse dédier de son temps et de son énergie pour une action donnée

Valérie Pavius  : C’est une journée où l’employé perçoit son salaire pendant qu’il se consacre à une action citoyenne. Pour cette première édition, lors des grandes vacances, nous avions organisé la rénovation de la chapelle de Californie, où en petits groupes, une vingtaine d’employés s’est attelée au nettoyage, à la réfection de la clôture, au débroussaillage, à la peinture… Un engagement volontaire qui crée une dynamique incroyable qui peut s’élargir à une multitude de projets, de la création d’un potager dans un quartier défavorisé à la mise en place d’un soutien scolaire, en passant par des actions sociales et sociétales diverses. L’important ? Que cette journée fasse du bien à la collectivité que nous formons dans chaque territoire.

Tous vos employés vont saisir cette opportunité ?

(sourire) Absolument, oui !
Ça fait partie de notre culture d’entreprise. Au total ça représente sur les trois territoires, 300 salariés et 300 jours offerts. Libre à chaque employé de choisir le jour qui lui convient et aussi l’action pour laquelle il souhaite s’engager. 

La commission européenne définit la RSE comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

C’est d’autant plus vrai et plus important que nous sommes sur un tout petit territoire. Pour que ça fonctionne ce sont les contributions de chacun qui nous permettront de faire beaucoup. En tant qu’entreprise nous nous devons d’apporter notre contribution, améliorer ce qui peut l’être et préparer l’avenir du territoire.

Et pour porter ce message vous avez même dans votre bureau une porte communicante avec celui du directeur général 

(rire) C’est vrai, on se parle souvent, la RSE est un vrai sujet pour lui et pour toute l’entreprise. Philippe Guy est très à l’écoute des nouveaux projets et des réflexions autour de nos engagements.

Comme dans les prisons par exemple ? 

C’est un projet qui me tient à cœur. Dans les trois départements, nous allons financer des cours pour les jeunes dont le cursus scolaire s’arrête brutalement en prison. On pourra de la sorte apporter un soutien pour qu’ils se sentent capables de reprendre leur vie en main et qu’ils aient l’envie de nourrir des rêves.

Au-delà de ces journées offertes aux salariés et à la société, vous organisez aussi des rendez-vous trimestriels 

Depuis 2016, nous organisons des interventions, des projec-tions, des représentations… Des intervenants extérieurs viennent pour nous faire réfléchir, nous faire réagir, nous faire nous saisir des problématiques contemporaines. Qu’il s’agisse d’évoquer le sexisme ordinaire dans les médias et la publicité, de s’interroger sur les solutions pour nourrir la planète autour du documentaire « La guerre des graines », sur le chlordécone ou le prélèvement à la source, ces rendez-vous sont une manière de cultiver l’ouverture au monde, de se saisir de l’actualité, de ne pas s’endormir. Ça se passe à la SARA et c’est ouvert à tous les Martiniquais gratuitement et sur inscription.

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