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La Bonne Crêpe Martiniquaise, ambassadeur gastronomique
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La Bonne Crêpe Martiniquaise, ambassadeur gastronomique 

L’enseigne fête ses vingt ans. Rencontre avec Janick Ancete qui a fait de la crêpe une spécialité caribéenne.

Par Mathieu Rached. 

La crêpe, une spécialité martiniquaise ? Janick Ancete l’affirme sans ciller et avec un certain sentiment de fierté. Fondateur de la Bonne Crêpe Martiniquaise il y a vingt ans, il s’est investi corps et âme dans cette aventure à succès. Loin d’un coup marketing hasardeux ou d’un pari culotté, la Bonne Crêpe Martiniquaise est dès le début un choix assumé, porté par une « certaine idée de la cuisine et du métier de maître-crêpier ». Car, si la crêpe est forcément estampillée « bretonne » dans l’hexagone, elle jouit avant tout d’une histoire millénaire. « Les Ethiopiens, les Indiens, les Arabes ont, il y a longtemps, intégré cette invention culinaire à leur alimentation », rappelle Janick Ancete. Lui l’a sublimée et imprégnée de culture créole, martiniquaise, caribéenne.

Renommée nationale

Comme toujours dans la restauration, le métier nécessite de l’endurance et de vraies qualités de chef d’entreprise. Une adresse historique au François avec une carte de cinquante crêpes, un second lieu au centre commercial du Rond Point avec une carte du jour, un service de crêperie traiteur, un autre de crêperie événementiel et une crêperie ambulante qui parcourt tous les salons de la Martinique, de France et de Navarre… le maître crêpier face à nous travaille d’arrache pied et le téléphone ne cesse de sonner. 

Marque martiniquaise

« Ça a tout de suite démarré très fort », se rappelle-t-il, à quelques jours de l’anniversaire des vingt ans de l’enseigne. Il a choisi des produits locaux et s’est démarqué des crêpes telles qu’on les connaissait et telles qu’on les attendait. « Tout est parti d’une volonté précise : nous avons voulu développer une crêpe hors des sentiers battus, une crêpe à la fois gastronomique et créole, un plat à part entière qui deviendrait une spécialité », retrace le chef d’entreprise. « La communauté béké a été la première à être séduite par ce savoir-faire, jusqu’à gagner la confiance des professionnels de l’événementiel, des institutions, et de la population locale ».

Farine de banane

Le concept est là dès le départ et en 2012 un déclic change la donne. « On s’est focalisé sur la richesse culinaire de l’île en commençant à expérimenter de nouvelles farines, patates douces, fruits à pain, et finalement la farine de banane. Celle-ci donne du croustillant et du moelleux tout en étant allégée en gras par rapport aux crêpes classiques, c’est devenu notre matière première et la signature gustative de l’entreprise ». En 2018, l’entreprise familiale qui, vingt ans plus tôt, s’était joué des codes en misant sur l’excellence du métier de maître-crêpier, est devenue « ambassadeur culinaire de la Martinique ». Un titre remis par l’Académie des chefs culinaires créoles qui récompense l’entreprise familiale et la marque qu’elle a réussi à inscrire au patrimoine de l’île.

1er étage du centre commercial du Rond Point

97200 Fort-de-France 

Station VITO

97240 Le François

0696 40 41 04

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