Un Observatoire de l’Alternance

L’apprentissage en alternance est-il une des clés de la formation et de l’emploi de demain ? Tout indique que oui. Le dispositif moitié entreprise/moitié enseignement prend une place de plus en plus importante dans la façon dont les jeunes se forment aujourd’hui, de telle sorte que la Fondation The Adecco Group, l’association Walt (We Are Alternants) et le cabinet Quintet Conseil ont créé en février dernier, un nouvel outil de suivi, l’Observatoire de l’Alternance. 

Destiné à analyser cette tendance exponentielle – en 2021, plus de 720 000 contrats ont été signés entre jeunes et entreprises (un record !) – l’Observatoire a publié une première étude faisant état d’une très grande satisfaction du dispositif, à la fois pour les alternants (82 %) et pour les entreprises (91 %). Il ressort que malgré plusieurs points d’amélioration, liés notamment à la difficulté pour les jeunes de trouver une entreprise d’accueil, le manque d’intégration ou de tuteur dans l’entreprise, l’alternance reste un succès. Pour les entreprises, elle est un excellent moyen de sourcer des compétences à fidéliser.

Du côté des alternants, les avantages majeurs regroupent la possibilité de se confronter à un environnement professionnel, les raisons financières et le fait que l’alternance favorise leur embauche. Moitié entreprise / moitié enseignement = 100 % gagnant.

Plus d’infos : www.walt-asso.fr

GHOSTING, ça veut dire quoi ?

Le ghosting, c’est le fait de ne plus donner signe de vie du jour au lendemain, en devenant « fantôme ». Né sur les sites de rencontre, le ghosting s’étend au monde du recrutement… chez les candidats ! Si le passage en mode « silence radio » était jusqu’à présent le fait d’entreprises envers des postulants, aujourd’hui les candidats ghostent également, et ce, même quand le processus d’embauche est très avancé ! Un phénomène accéléré par une génération de « digital natives » nourrie aux résultats rapides, qui laissent de moins en moins de temps de réaction aux recruteurs.

Un « Big Quit » à la française ?

Le phénomène de démissions massives qui touche les États Unis depuis l’été 2021, nommé « Big Quit » ou « Great Resignation », serait-il en train de s’immiscer en France ?

Pénurie de salariés

Même si les chiffres nationaux ne sont pas aussi alarmistes que ceux des US – 4,5 millions de démissions en août dernier, 4,7 millions en novembre – on enregistre cependant une tendance à la hausse du nombre de démissionnaires français depuis le début de la crise sanitaire.

Selon la Dares (Direction de l’Animation, de la Recherche, de l’Étude et de la Statistique), la croissance des taux de démission atteindrait +10 % en juin 2021 et +20 % en juillet par rapport à 2019. Aussi, 620 000 démissions ou ruptures conventionnelles auraient pris forme pendant le 3ème trimestre 2021. Combinées à la pénurie notable de salariés dans tous les secteurs économiques depuis 2018, les démissions observées inquiètent les recruteurs.

Une quête de sens globale

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. La pandémie d’abord, car elle aura permis à chacun de réfléchir à sa place dans l’entreprise et au management attendu. L’hôtellerie-restauration, le transport ou l’aide à domicile, où la main-d’œuvre subit de grosses contraintes horaires, et les secteurs dans lesquels le travail est envisagé comme un seul job alimentaire, sont les plus touchés.

Pour les démissionnaires qualifiés, la quête de sens à leur travail reste la raison majeure à leur départ. Les questions environnementales sont des préoccupations essentielles pour ces jeunes diplômés qui rejettent le consumérisme et qui cherchent à avoir un impact positif sur la société. Le Big Quit pour une vie et un monde meilleurs ? Affaire à suivre.

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