Dans notre série sur les chefs d’entreprise, nous plongeons cette fois dans l’univers de Séverine Lorsold, fondatrice d’Illuminskin, une entreprise de “beauty tech”, spécialisée dans les innovations en matière de beauté et de bien-être. 

Texte Yva Gelin – Photo Jean-Albert Coopmann

Si on reste avec la peur, on ne pourra pas la vaincre !

Séverine Lorsold, fondatrice d’Illuminskin

Séverine Lorsold, comment êtes-vous devenue cheffe d’entreprise ? 

J’ai commencé dans le secteur de la restauration en 2021, alors que j’étais encore salariée dans une boîte de télécommunication. J’ai quitté mon poste de salarié en août 2022 et après j’ai ouvert une société dans le secteur de l’énergie renouvelable. Aujourd’hui, j’ai revendu les deux entreprises et je me consacre entièrement au secteur de la beauté. 

Qu’est-ce qui vous a encouragé à devenir cheffe d’entreprise ? 

Je donnais sept heures de mon temps pour une société et à côté j’en donnais quatre pour mon entreprise qui me rapportait davantage. Au départ, j’avais peur de sortir de ma zone de confort et je me disais qu’il faudrait vraiment me donner à fond. Aujourd’hui, j’ai toujours le doute de pouvoir vivre de ma passion. Mais je m’entraîne à travailler efficacement. Il faut mettre en place des stratégies pour ne pas s’épuiser tout en ayant les résultats escomptés. 

Quelles sont, par exemple, vos stratégies ? 

J’essaie de planifier la veille chaque chose que j’ai à faire pour le lendemain et fixer un temps précis pour chaque tâche. Par exemple, je sais que je vais dédier une heure à mes réseaux sociaux, ou encore une heure à la recherche de produits. 

Qu’est-ce qui vous motive au quotidien Séverine Lorsold ? 

J’ai deux enfants et je veux vraiment leur laisser un bel avenir. À chaque fois que je crois que je ne vais pas y arriver, je les regarde et je me dis que je n’ai pas le droit d’échouer, parce que je ne suis plus toute seule. 

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Une méthode qui vous aide dans votre vie de cheffe d’entreprise ? 

Oui, le livre sur Les 5 blessures de l’âme m’a beaucoup appris sur ma personnalité. Quand on a des collaborateurs, savoir qui on est permet de mieux nous ajuster. Par exemple, je sais que je peux avoir ce côté rigide et dur qui fait que je suis quelqu’un d’assez carré. Au début, je ne comprenais pas ce côté chez moi. Avec le livre, j’ai pu réajuster ma personnalité et m’ouvrir davantage aux autres. Si j’ai un conseil à donner aux personnes qui souhaitent être cheffe d’entreprise, c’est de se lancer. C’est une aventure et il vaut mieux tenter car sinon il y aura des regrets. Si on reste avec la peur, on ne pourra pas la vaincre. 

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