Audrey et Maryse Villageois, une histoire de famille

Maison Eritaj, c’est avant tout une histoire de famille. Chez les Villageois, tout se transmet : des valeurs au savoir-faire, en passant par l’amour. L’amour de soi, de son prochain et du terroir.

Audrey et Maryse Villageois. ©Lia Visyon
Audrey et Maryse Villageois. Audrey et Maryse Villageois. ©Lia Visyon

Audrey et Maryse Villageois, une histoire de famille

Maison Eritaj, c’est avant tout une histoire de famille. Chez les Villageois, tout se transmet : des valeurs au savoir-faire, en passant par l’amour. L’amour de soi, de son prochain et du terroir.

Laëtitia Juraver

« À 13 ans, ma fille nous imaginait déjà ouvrir une librairie où on pourrait boire du thé et sentir le parfum des fleurs. »

Maryse Villageois

Audrey et Maryse nous accueillent sourire aux lèvres. Sur la table, un gâteau et de la tisane trônent déjà : « Nous voulons que nos invités se sentent accueillis, à l’aise. Imaginez une maison, puis un immense jardin. Chacune de nos tisanes porte le nom d’un passage : Place du Cacao, Rue des Orangers, Cour Babin Chat… Comme une invitation. À prendre le temps, à redécouvrir nos richesses. C’est ça l’esprit de Maison Eritaj.

LES PRÉMICES : DU RÊVE À LA RÉALITÉ

Adolescente, Audrey a un rêve : « À 13 ans, ma fille nous imaginait déjà ouvrir une librairie où on pourrait boire du thé et sentir le parfum des fleurs », explique Maryse. De son séjour dans l’Hexagone, loin de sa famille, Audrey garde le souvenir des colis bien garnis envoyés par sa maman, fleuriste : « Là-bas, je rêvais d’avoir à portée de main un mélange gourmand de tisanes, qui me rappelle les saveurs et senteurs de mon pays », avoue-t-elle. « Mon grand-père était agriculteur et pêcheur. Grâce à lui, nous avons des bananiers, cacaoyers et caféiers. Chaque samedi, nous allions au marché en famille. » De commerciale à manager, Audrey s’essaye à plusieurs métiers, jusqu’à ce que le Covid frappe : « On ne parlait plus que de profit. J’ai décidé de me lancer pour retrouver du sens », confie-t-elle.

LA BOURSE PAILLE : UN COUP DE POKER

En 2022, Audrey se lance un énième défi : candidater à ce programme de soutien à l’entrepreneuriat, lancé par l’artiste martiniquais Yoni Alpha dit « Paille » : « Malade, je n’avais que trois heures pour filmer mon pitch. » Sélectionnée, Audrey rentre en Martinique d’où elle ne repartira plus : « La Bourse Paille m’a permis de développer mon projet et de fidéliser mes premiers clients. Le bouche-à-oreille a fait le reste », souligne Audrey.

« C’est toujours un plaisir de recevoir des fleurs. Surtout si elles vous font du bien. »

 

LE DUO MÈRE-FILLE : UNE ÉVIDENCE

« À son retour, ma fille était plus épanouie. L’enthousiasme naissant autour du projet m’a donné envie de l’aider à concrétiser son rêve », confie Maryse. « Ici je suis bien, je me sens ancrée. Ce n’est toujours pas facile, mais l’amour des gens me porte », ajoute Audrey. Mère et fille créent alors leur produit signature, des bouquets comestibles, composés de plantes médicinales locales : « C’est toujours un plaisir de recevoir des fleurs. Surtout si elles vous font du bien », précise Maryse.

MAISON ERITAJ : UN ART DE VIVRE CULINAIRE

Ses études en biochimie et son expérience dans le luxe ont façonné la vision d’Audrey : « Je veux faire de Maison Eritaj une marque haut de gamme. La qualité du produit vendu et de l’expérience proposée sont nos priorités. Nous invitons les Martiniquais à renouer avec leurs traditions grâce à nos mélanges prêts à déguster, issus du terroir, goutus, et sains. »

 

Retrouvez cet article dans le hors-série Portraits Martinique de mars 2026