AutoGM : L’expertise n’a pas de genre !
Dans un secteur traditionnellement considéré comme masculin, zoom sur les forces vives féminines d'Autos GM. L'entreprise compte 52 femmes sur un peu plus de 200 salariés. Nous avons rencontré 4 d'entre elles. Leur point commun ? Elles sont les uniques femmes de leur équipe commerciale respective.
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Sabine Simon (conseillère commerciale), Evelyne Lislet (conseillère commerciale), Valérie Aderic (adjointe cheffe des ventes), Naomi Bihi (conseillère commerciale) © Jean-Albert Coopmann
AutoGM : L’expertise n’a pas de genre !
Dans un secteur traditionnellement considéré comme masculin, zoom sur les forces vives féminines d'Autos GM. L'entreprise compte 52 femmes sur un peu plus de 200 salariés. Nous avons rencontré 4 d'entre elles. Leur point commun ? Elles sont les uniques femmes de leur équipe commerciale respective.
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« Alors que l’entreprise fêtera son 54e anniversaire cette année, il nous semblait opportun de saluer l’engagement des femmes de l’entreprise. Et même si elles sont minoritaires, c’est aussi l’occasion de rappeler à toutes celles qui seraient intéressées par le monde automobile qu’elles peuvent y faire carrière », souligne Catherine Beaudreuil, responsable marketing et communication du pôle automobile du groupe.
Pas de voie toute tracée
Et ce n’est pas Évelyne Lislet et Valérie Aderic qui diront le contraire, avec respectivement 35 et 30 ans d’expérience dans le secteur automobile. Évelyne est aujourd’hui conseillère commerciale Mercedes-Benz. Adepte des sports mécaniques, l’automobile est une passion : « J’avais envie de faire ce métier. J’étais secrétaire de direction, c’est comme ça que j’ai mis les pieds dans une concession automobile. Je me suis ensuite tournée vers la vente quand ma fille est entrée au lycée. »
Valérie, quant à elle, occupe le poste d’adjointe cheffe des ventes Audi depuis 2023, et se souvient qu’elle est entrée dans l’automobile un peu par hasard : « C’est une amie qui a envoyé une candidature, à mon nom, chez BMW. Ils cherchaient à l’époque des commerciaux avec 5 ans d’expérience. Elle avait vu l’annonce sur le France-Antilles. Je n’avais pas le niveau requis donc j’ai renoncé à postuler, c’est elle qui a envoyé la candidature à ma place. J’ai décroché un entretien, à ma plus grande surprise, et obtenu le poste. Je me souviens de cet entretien comme si c’était hier, je portais un ensemble bleu, c’est un membre de la direction qui m’a reçue. Il y avait une voiture miniature sur son bureau, il m’a dit « vendez-moi cette voiture », ce que j’ai fait. Je lui ai ensuite demandé comment il m’avait trouvée ? Et c’est cette audace qu’il a retenue, il m’a confié ensuite que j’étais la seule à lui avoir posé la question. »
Il y a sans doute autant de parcours différents que de femmes dans les concessions automobiles du groupe Parfait. Sabine Simon, conseillère commerciale Opel, confirme : « Je me destinais au métier d’interprète, je détestais le commerce. Et puis un accident de la vie m’a conduite vers ce métier pour lequel je n’avais aucune formation. Comme quoi, on n’est pas obligé de sortir d’une école de commerce pour réussir dans ce domaine. C’est surtout une histoire de caractère et de personnalité. Je dirais que ce n’est pas un métier de sprinter, c’est un métier de coureur de fond. Vouloir brûler les étapes, c’est l’assurance de se planter ! Il faut tenir, c’est un engagement moral et physique, parfois loin du glamour quand il s’agit de nettoyer des voitures. Mais c’est un magnifique métier, j’y rencontre tous les jours des gens formidables. »
Toutes s’accordent sur ces deux points, la pugnacité est de rigueur et le contact humain est enrichissant. « Si vous n’aimez pas les gens, passez votre chemin », s’amuse Valérie Aderic. « L’achat d’une voiture est un besoin et il faut guider le client afin de l’aider à faire le bon choix. »
Cliché ! Vraiment ?
« It’s a man’s world ! Mais les femmes avec lesquelles je discute ont toujours été bien accueillies en dépit de quelques réflexions et remarques », nuance Sabine Simon.
Pour Naomi Bihi, conseillère commerciale Kia, en CDI depuis 1 an, après une formation en alternance, le constat est le même. « Ce n’était pas facile au départ », déplore-t-elle, « quand on est une femme on a envie de prouver deux fois plus qu’on est légitime à ce poste. J’apprenais des fiches produits par cœur, je faisais énormément de recherches pour avoir une bonne connaissance du marché automobile, pour tenir un discours clair auprès des clients. Je ne disais qu’à la fin de l’entretien que j’étais alternante. Je suis en début de carrière, de nombreuses perspectives d’évolution professionnelle s’offrent à moi, alors on verra bien où le vent me mène. Notre génération n’a pas peur du changement. »