Endométriose : Quand le triathlon devient un allié !
Vous êtes atteinte d’endométriose, de douleurs gynécologiques persistantes ? La Ligue de triathlon de Martinique et la Filière endométriose de Martinique (FEnM), en partenariat avec l’Agence régionale de santé Martinique (ARS), lancent un programme spécialement conçu pour vous : activité physique adaptée, encadrement structuré, échanges entre femmes concernées. Ici, pas de performance, mais une reconquête : celle de votre confiance, de votre énergie, de votre bien-être.
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- Santé et bien-être
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Endométriose : Quand le triathlon devient un allié !
Vous êtes atteinte d’endométriose, de douleurs gynécologiques persistantes ? La Ligue de triathlon de Martinique et la Filière endométriose de Martinique (FEnM), en partenariat avec l’Agence régionale de santé Martinique (ARS), lancent un programme spécialement conçu pour vous : activité physique adaptée, encadrement structuré, échanges entre femmes concernées. Ici, pas de performance, mais une reconquête : celle de votre confiance, de votre énergie, de votre bien-être.
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Une initiative née du terrain
À l’origine du projet, une rencontre entre le monde médical et le mouvement sportif. « C’est le Dr Mehdi Jean-Laurent, chef du service de chirurgie gynécologique et mammaire au CHU de Martinique et président de la FEnM qui nous a sollicités. L’idée première était d’organiser un triathlon pour sensibiliser à l’endométriose. Puis, nous nous sommes dit : entraînons des femmes atteintes avec un programme adapté et durable, afin qu’elles puissent participer à des formats accessibles », explique Boris Odry, président de la Ligue de triathlon de Martinique. Dans le même temps, le Dr Armelle Jean-Étienne, engagée dans une thèse sur les effets de l’activité physique chez les femmes atteintes d’endométriose, est venue lancer le programme. Pendant quatre mois, 25 femmes ont été accompagnées.
Un programme structuré et progressif
Aujourd’hui, le programme perdure et 15 femmes aux profils variés sont engagées dans le dispositif. L’objectif : accueillir entre 40 et 60 participantes par an, sur une durée de 8 à 12 mois (découpée en 3 périodes de 4 mois, à raison de 4 séances hebdomadaires d’une heure et demie). « Les activités sont adaptées à toutes les femmes. Il ne s’agit pas de compétition. Chacune évolue à son rythme », insiste Boris Odry. Le coût annuel varie entre 150 et 300 € selon les financements. « Nous avons fait le choix d’un engagement payant pour responsabiliser la participation », poursuit-il.
Un programme dédié
Pour Clément Briere, coach sportif, conseiller technique et référent du programme, le triathlon s’impose comme une évidence. « Ce sport combine trois disciplines complémentaires : natation/aquagym, vélo, marche/course à pied. Deux sont portées et se prêtent d’autant mieux à l’endométriose. L’autre permet de travailler l’endurance et génère un effet anti-inflammatoire intéressant. Nous proposons un triathlon adapté avec des exercices spécifiques sur la ceinture pelvienne, associés à du renforcement musculaire. » Cette année, un module de Pilates vient compléter l’accompagnement, sous l’impulsion de Victor Delafosse. « Le Pilates permet de travailler les muscles profonds, la respiration et la gestion de la douleur. Cela apporte une dimension très personnalisée au programme. » Au-delà de l’aspect physique, le dispositif crée une véritable cohésion. « Les femmes partagent les mêmes réalités, les mêmes souffrances, elles se sentent moins seules. Certaines n’auraient jamais imaginé pouvoir participer à un triathlon adapté. Aujourd’hui, leur regard a changé et leur qualité de vie aussi », conclut Clément Briere.
De nombreux bienfaits !
« L’activité physique adaptée (APA) est une thérapeutique non médicamenteuse intégrée au parcours de soins de l’endométriose », explique le Dr Armelle Jean-Étienne, praticien hospitalier, médecin du sport (Unité de médecine du sport et de l’exercice – Service de médecine physique et réadaptation MPR au CHU de Martinique). Les bienfaits sont nombreux : diminution de l’activité des lésions d’endométriose, meilleur contrôle corporel, notamment sur la zone pelvienne, augmentation des protéines anti-inflammatoires, réduction des douleurs physiques et une meilleure maîtrise de celles-ci, meilleure mobilité viscérale. « Un organe qui ne bouge pas est un organe qui fait mal. Nous avons réussi au cours de notre étude de recherche clinique APAENDO à prouver qu’un programme d’activité physique adaptée type triathlon santé de 15 semaines, améliorait la qualité de vie ainsi que les paramètres de la condition physique.» Lors des cycles menstruels et les périodes de crise douloureuse, une activité en décharge comme l’immersion dans l’eau, le Pilates, les étirements sont préconisés pour assouplir le plancher pelvien. La clé du succès : la régularité.