LA GUYANE AFFIRME SON ENGAGEMENT À LA COP30
Le monde entier avait les yeux tournés vers Belém, au Brésil, à l’occasion de la Conférence des parties sur les changements climatiques (COP30). Seul territoire français ultramarin présent à cette conférence, la Guyane a su tirer parti de cet événement mondial pour faire valoir son savoir-faire à travers la mobilisation de plus de 80 acteurs guyanais. Mais comment cette participation s’est-elle organisée concrètement ? Le directeur de la COP30 Guyane, Pierre Cazelles, revient sur la genèse du projet et en dévoile les coulisses.
- Article en partenariat
- Économie verte
- Territoire
Entrée Zone Verte - Grand public Karollyne Videira Hubert
LA GUYANE AFFIRME SON ENGAGEMENT À LA COP30
Le monde entier avait les yeux tournés vers Belém, au Brésil, à l’occasion de la Conférence des parties sur les changements climatiques (COP30). Seul territoire français ultramarin présent à cette conférence, la Guyane a su tirer parti de cet événement mondial pour faire valoir son savoir-faire à travers la mobilisation de plus de 80 acteurs guyanais. Mais comment cette participation s’est-elle organisée concrètement ? Le directeur de la COP30 Guyane, Pierre Cazelles, revient sur la genèse du projet et en dévoile les coulisses.
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Comment le projet a-t-il démarré ? Pourquoi la Guyane s’est-elle engagée dans la COP30 ?
Fin 2024, la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) s’est mobilisée pour permettre une présence forte de la Guyane à la COP30 en accompagnant tous les acteurs du territoire ayant des solutions à proposer face aux conséquences du changement climatique en milieu amazonien. Cette démarche s’inscrit dans la continuité du développement du Plan régional d’adaptation aux changements climatiques, porté par la CTG, et dans la volonté du président de « hisser la Guyane au rang de carrefour mondial d’excellences ». Nous avons donc lancé un appel à projets puis organisé leur accueil sur place, en leur apportant un fort appui logistique. Notre objectif était clair : permettre aux acteurs du territoire de faire valoir leurs compétences et de nouer des partenariats internationaux.
Concrètement que se passe-t-il lors d’une COP ? Comment les acteurs guyanais ont-ils pu faire entendre leur voix ?
La CTG a mis à disposition des acteurs guyanais un pavillon en zone verte, ouvert au public, où ils ont pu présenter et partager leurs expertises dans des domaines variés comme la pêche, le spatial, l’agriculture, l’énergie bas carbone ou la culture.
Parallèlement, sept tables rondes ont été animées en zone bleue, sur le pavillon France, réservé aux délégations accréditées. Sur ces thématiques, la France a choisi que la Guyane porte sa voix. C’est une reconnaissance forte de la crédibilité et de l’excellence des acteurs guyanais, qui ont incarné, sur ces sujets, l’expertise française à la COP30.
Quelles ont été les principales difficultés d’organisation ?
Nous n’avons pas rencontré de difficultés particulières, au-delà de celles que connaît toute organisation d’événement d’envergure. Contrairement à ce qui a pu être relayé dans certains médias, nous n’avons eu ni problème majeur de transport ni de logement. Cela tient à une organisation anticipée, avec un calendrier adapté, mais aussi à l’énergie et à l’engagement des acteurs guyanais et à une équipe de la CTG mobilisée pour l’occasion. Cette mobilisation commune a fait le succès de la délégation.
La Guyane était le seul territoire français présent. Est-ce symbolique ?
Il ne s’agit pas d’une question de fierté, mais de responsabilité. Il fallait que la Guyane soit présente et nous avons fait en sorte de l’être à la hauteur des enjeux. L’appel à manifestation d’intérêt n’a écarté aucun dossier et a permis à tous les acteurs souhaitant participer de le faire. Sans l’organisation mise en place par la CTG (stand en zone verte, coordination nationale, accompagnement logistique et logements), l’immense majorité des acteurs guyanais n’aurait pas pu être présente à la COP30.
Comment la COP30 s’inscrit-elle dans la stratégie de développement de la Guyane ?
La COP30 a permis de positionner la Guyane comme un territoire de référence sur les enjeux climatiques et environnementaux. Sur ces thématiques, la France a reconnu que son expertise se trouve aussi en Guyane. L’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance en projets concrets : coopération internationale, recherche, bioéconomie, innovation, écotourisme ou pêche durable. Ce travail est déjà engagé avec l’Université de Guyane et nos partenaires, notamment dans l’État de l’Amapá. Et pour finir, la COP30 n’est pas une finalité, mais un accélérateur.
La COP30 ne s’arrête pas à Belém. De février à mai 2026, la Collectivité territoriale de Guyane organise une série de rencontres ouvertes au public, en lien avec des acteurs de terrain. L’objectif : partager les enseignements de la COP30, donner la parole aux représentants guyanais et ouvrir le débat. Ces temps d’échange permettront aussi de répondre à une question clef : que se passe-t-il concrètement après une COP ? Avancées, dynamiques enclenchées et retombées pour le territoire seront au cœur des discussions.
Un magazine sur la COP30 !
Un magazine dédié à la présence guyanaise à la COP30 est actuellement en préparation par l’équipe EWAG. Il reviendra sur les dix jours de rencontres organisées sur le stand de la Guyane, à travers discussions, ateliers et témoignages. Ce numéro inédit donnera la parole aux porteurs de projets et abordera des thématiques majeures, de l’agriculture à l’énergie, jusqu’aux impacts du dérèglement climatique en Guyane.