Tout à louer : et si la solution était chez votre voisin ? 

Pourquoi acheter un nettoyeur haute pression ou une perceuse qui ne servira qu’une fois ? Avec l’application Tout à Louer, Frédéric Berté propose une alternative locale et maligne pour booster son pouvoir d’achat.

Frédéric Berté, créateur de l'application Tout à louer © Lou Denim
Frédéric Berté, créateur de l'application Tout à louer © Lou Denim

Tout à louer : et si la solution était chez votre voisin ? 

Pourquoi acheter un nettoyeur haute pression ou une perceuse qui ne servira qu’une fois ? Avec l’application Tout à Louer, Frédéric Berté propose une alternative locale et maligne pour booster son pouvoir d’achat.

Caroline Bablin

« Outils », « Sports & loisirs », « Bébés & enfants »… Une douzaine de rubriques recensent tous les objets disponibles sur l’appli Tout à Louer. L’idée ? Faire sortir tout ce qui dort dans nos placards pour les proposer à la location.

L’accent a été mis sur l’ergonomie et l’aspect pratique. Tous les utilisateurs sont potentiellement « propriétaires » et « locataires », avec des espaces et des fonctionnalités dédiés, et un double fil de messagerie qui permet de s’y retrouver facilement. Pour ce faire, Frédéric Berté s’est inspiré de ce qui existe en développant une sorte de « Airbnb des objets », y compris la carte qui permet de repérer facilement ceux disponibles autour de chez soi.

État des lieux et caution obligatoires

Lorsqu’on loue, la crainte est de voir son matériel revenir endommagé. « Le principal frein est la méfiance », reconnaît Frédéric Berté, qui met tout en place pour rassurer les utilisateurs de l’appli. La vérification d’identité est obligatoire, via le service Stripe Identity. Un état des lieux avec photos, enregistré dans l’appli au moment de la location, et, une caution à hauteur de 80 % de la valeur à neuf de l’objet, avec un minimum de 50 € et un maximum de 1 500 €, sont aussi demandés pour chaque location. « Pour la caution, nous utilisons Swikly. C’est le principe de l’empreinte de carte bancaire. La somme n’est pas débitée mais en cas de litige, elle est bloquée pendant 14 jours, le temps de trouver une solution. »

Après trois mois d’existence, l’appli compte déjà plus de 474 utilisateurs aux Antilles. Mais, c’est l’ensemble des territoires d’outre-mer que vise Frédéric Berté. « Chez nous, tout est importé. J’ai aussi imaginé cette appli comme une solution possible à la surconsommation en favorisant une forme d’économie circulaire. Plus qu’une simple application, c’est un véritable réseau local que je souhaite développer. Besoin d’une glacière pour un pique-nique ou d’une visseuse pour des travaux ? Un voisin l’a sûrement et pour une fraction du prix d’achat. »