Vide-dressing : Vous ne le portez pas ?
Produits neufs ou articles de seconde main, la plateforme facilite la revente de vêtements, chaussures et accessoires entre particuliers. Il aura fallu 5 ans de développement pour que l'application Praline voit le jour. Nous avons rencontré Carl-Yvan Micho, son cofondateur et gérant.
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Carl-Yvan Micho, cofondateur et gérant de Praline Jean-Albert Coopmann
Vide-dressing : Vous ne le portez pas ?
Produits neufs ou articles de seconde main, la plateforme facilite la revente de vêtements, chaussures et accessoires entre particuliers. Il aura fallu 5 ans de développement pour que l'application Praline voit le jour. Nous avons rencontré Carl-Yvan Micho, son cofondateur et gérant.
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À ceux qui ne seraient pas familiers de ce type d’applications, comment lever les freins quant à la sécurité et à la fiabilité de l’appli ?
L’application dispose d’un système de transaction sécurisée : le paiement est placé en attente jusqu’à la vérification de l’article. En cas de non-conformité, la transaction est annulée. C’est un système bien rodé, géré par des plateformes internationales spécialisées, garantissant que les données bancaires ne sont jamais accessibles aux tiers. L’application ne prévoit pas non plus de règlement en espèces. D’autre part, la messagerie intégrée permet aux acheteurs de demander des photos supplémentaires ou de négocier le prix de l’article. C’est un moyen de recréer l’esprit convivial du vide-dressing… Version digitale.
Comment avez-vous adapté ce concept à nos réalités locales ?
Je pense que, plus qu’une simple application de revente, Praline se présente comme une réponse concrète à la vie chère et aux contraintes logistiques propres à nos territoires. En première ligne : le transport. Donc, contrairement aux grandes plateformes hexagonales, l’application propose la remise en main propre comme mode de livraison. Pour éviter les frais d’acheminement, vendeurs et acheteurs peuvent se retrouver dans des points stratégiques, prédéfinis sur l’application : parkings de supermarchés ou de restaurants, sur les grands axes routiers. Une cartographie spécifique a été entièrement conçue pour la Martinique et la Guadeloupe afin d’organiser ces échanges. Pour celles et ceux qui préfèrent l’envoi postal, un partenariat avec Chronopost permet d’expédier les colis. Mais, pour l’instant, les transactions restent intra-île : pas encore d’articles martiniquais vendus en Guadeloupe et inversement, le coût du transport inter-îles étant trop élevé.
La plateforme compte aujourd’hui 3 500 utilisateurs, ce chiffre est-il conforme à vos projections ?
Au lancement, en avril 2025, l’objectif était modeste : atteindre 500 utilisateurs d’ici décembre 2025. Mais la réalité a largement dépassé les projections. En décembre 2025, la plateforme comptait déjà 2 800 utilisateurs. Aujourd’hui, ils sont plus de 3 500, en Martinique et en Guadeloupe. Notre ambition est d’atteindre la barre des 10 000 utilisateurs fin 2026 ; 200 000 à terme. L’objectif est ambitieux, mais mon collaborateur, Ludovic Verrechia, et moi sommes persuadés que Praline s’inscrit dans l’air du temps, en incarnant une nouvelle manière de consommer : locale, circulaire et solidaire.