Dossier spécial Karumag

AGLS : dernier recours des locataires en difficulté

Marie-France Tirolien - AGLS

L’association guadeloupéenne du logement social (AGLS) remplit des missions essentielles d’assistance, à l’initiative des bailleurs sociaux,
pour éviter l’expulsion aux locataires les plus démunis.

Par Daniel Rollé

Marie-France Tirolien, directrice de l’AGLS, est catégorique : « Dans notre association, chaque conseillère sociale accomplit, dans l’ombre, mais avec foi et détermination, un véritable sacerdoce au service des plus déshérités de nos semblables ».
Comme en témoigne l’ensemble des conseillères en économie sociale et familiale (CESF) qui forment l’équipe d’intervention auprès des
locataires cibles, « l’AGLS est prestataire de services au nom du Conseil départemental, en charge du dispositif FSL – Fonds de solidarité pour le logement. Elle intervient dans le cadre de sa mission essentielle, l’accompagnement social au loge-ment, pour un public de droit com-
mun ». Quand l’un des bailleurs so-ciaux* agréé sur l’archipel alerte l’AGLS sur les difficultés rencontrées par un locataire (individu ou famille) déjà trop endetté pour se maintenir dans le logement, l’association mobilise l’une de ses cinq conseillères pour trouver, après évaluation budgétaire de la situation particulière de l’intéressé, les solutions pérennes les mieux adaptées afin de lui éviter le pire.

Au cœur de la misère sociale

Un travail de terrain efficace et sensible à la fois, réalisé au plus près de publics cibles divers. Un travail qualifié, patient et opiniâtre, accompli « sans juger ni blâmer » dans des conditions difficiles. La responsabilisation des familles est au cœur des préoccupations des conseillères de l’AGLS. Avec un sens de l’écoute et de l’empathie relationnelle remarquable, « nous intervenons au cœur de la misère sociale », reconnaît avec pudeur Marie-France Tirolien. Et toujours avec un frustrant sentiment d’urgence. « Nous soutenons avec force notre projet de plate-forme d’accompagnement spécifique aux locataires ayant des troubles du comportement avérés. » Un projet du mieux Vivre-ensemble à mettre en place avec tous les partenaires socio-économiques (DICS, CGSS, Cap Excellence, ARS…). » Pour améliorer encore davantage l’accompagnement social « classique » et mieux aider les familles en déshérence sociale aggravée, l’AGLS veut désormais promouvoir une approche préventive de plus grande efficacité à ses yeux,
« à faire soutenir par les bailleurs sociaux partenaires ». L’idéal serait, à terme, de « pouvoir intervenir bien en amont des drames humains qui couvent », avec des recommandations de gestion budgétaire dispensées par l’AGLS aux foyers concernés avant même leur entrée dans les lieux.

* Parmi les cinq bailleurs sociaux de Guadeloupe : SIG, SEMSAMAR, SIKOA, SEMAG, SPHLM.

Dates-clés 

1996 : Création de l’AGLS (dans le cadre de la loi Besson de 1990).

2008 : Diversification de ses activités (relogements dans le cadre de la 2e rénovation urbaine de Pointe-à-Pitre, et de la mise en place du dispositif de résorption de l’habitat insalubre).

2018 : Lancement du projet de plate-forme “Mieux Vivre Ensemble”, encouragé par un premier financement de l’Agence régionale de santé (ARS).

 

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