Choisir sa voie – Regard sur les métiers de l’aéronautique

EWAG

Lorsqu’il s’agit d’envisager une carrière qui corresponde à un idéal de vie, quelles motivations, quelles démarches et quels atouts se donner ?

Klyde Nelson, originaire de la Martinique et actuellement à l’Ecole Nationale d’Aviation Civile (ENAC) nous confie son expérience.

Quel est votre parcours ?

Après mon baccalauréat scientifique, j’ai intégré à 15 ans les classes préparatoires du lycée Bellevue en PSI (physique, sciences de l’ingénieur) dans l’intention de réussir en 2017 le concours de l’ENAC.

Je suis actuellement en fin de première année de formation MCTA (Management et contrôle du trafic aérien) à Toulouse, pour devenir contrôleur aérien.

Ce métier me permet de rester dans le monde aéronautique sans les contraintes de déplacement des pilotes.

Pourquoi avoir choisi l’ENAC ?

Le monde aéronautique est fascinant et en perpétuelle évolution. J’ai donc visé une école spécifique à ce domaine et qui m’assurerait une garantie de l’emploi à sa sortie.

L’ENAC se trouve à Toulouse, au cœur de la capitale européenne aéronautique et propose un large choix de formations.

La mienne inclut plusieurs stages d’immersion linguistique en pays anglophones, un stage de pilotage et un stage en tour de contrôle : de quoi s’ouvrir davantage au monde qui nous entoure !

La formation est également rémunérée ce qui m’assure une indépendance financière.

Comment avez-vous vécu votre préparation à ce concours ?

Il y a eu des moments difficiles… Mais je voulais l’ENAC.

Je me suis donc donné les moyens de réussir et ai axé ma préparation sur les sujets demandés régulièrement au concours.

Ces deux ans ont demandé beaucoup de sacrifices, mais j’étais sûr qu’ils en valaient vraiment la peine.

Envisagez-vous de rentrer sur nos territoires ?

À la fin de ma formation, prévue en 2020, je choisirai mon affectation dans la liste de postes disponibles.

L’ordre de passage pour le choix des postes en sortie d’école dépendra du classement des élèves de la promotion. Rien n’est sûr pour le moment donc.

Mais il me sera toujours possible par la suite de demander une mutation sur une position de contrôle dans nos territoires.

Quel est votre conseil pour la jeunesse antillaise ?

Il est important de s’interroger sur vos attentes et motivations professionnelles.

Évitez de choisir une orientation qui ne vous conviendrait pas et difficile à assumer sur le long terme.

Dans cette perspective, davantage de jeunes pourraient réintégrer nos territoires, avec un métier dont ils ne regretteront pas le choix.

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