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Rencontre avec Vanion Hodge, passeur de l’îlet Pinel
Portraits, SoualiMag

Rencontre avec Vanion Hodge, passeur de l’îlet Pinel 

Passeur de l’îlet Pinel, Vanion Hodge travaille souvent de 6h à 19h, les bateaux eux assurent un service 7j/7j.

Une vie de sacrifices, par passion, précise celui qui fait partie des détenteurs des quatre entreprises qui assurent la traversée jusqu’à l’îlet Pinel, à 5 minutes à flots de saintoise, depuis Cul de sac. 

Texte Jill Mamie – Photographie Alexandre Julien

Ce matin-là, il affiche une mine radieuse mais peste contre les sargasses échouées sur le rivage.

« Je connais Cul de sac depuis toujours, j’y ai toujours vécu. Avant c’était une route de terre, c’était des bois et maintenant il y a des maisons partout.

Même Pinel était plus joli avant avec beaucoup de cocotiers et la pointe de sable qui faisait 200 m de long.

Il n’y a presque plus de pointe ni de cocotiers, à cause des cyclones et des ouragans de plus en plus forts ».

Les contraintes liées à l’activité sont importantes.

Avec Irma, les passeurs ont subi beaucoup de casse.

« Nous avons pu reprendre notre activité après un an et demi. Grâce à notre association des passeurs, nous nous sommes entraidés.

L’un de nous quatre est titulaire du BAC Mécanique bateau, nous avons pu assurer les réparations, seuls ». 

Saint-Martin lifestyle

Si toutes les attentions se concentrent sur les îlets Pinel et Tintamarre, beaucoup de personnes, regrette le passeur, ignorent Les îlets Green Key et Petite Clef.

« Ce sont plutôt les locaux qui vont y pique-niquer » confesse Vanion Hodge. 

« On va tirer des poissons au fusil à pêche et on les fait griller avant de les plonger à l’eau et de les écailler.

Nos cousins américains qui pensent que les poissons sont carrés en redemandent. »

C’est le « St-Martin lifestyle », le « Friendly Island » : offrir du bonheur, de la bonne humeur et de l’insolite.

« Dans mon métier, on n’a pas le droit d’être triste », lance-t-il en riant. 

Une histoire de famille 

Un bateau rouge est amarré non loin.

« Il a 50 ans celui là », raconte Vanion, « c’est celui de mon oncle et celui d’à côté a 35 ans, c’est celui de mon père ». Une vraie histoire de familles…

« Les éléments se déchaînent et vous contraignent à tout recommencer. Mais où puiser la force qui permet de continuer ? » s’interroge le capitaine.

Lorsque la météo n’est pas au rendez-vous et qu’il y a une « Créole », un temps qui vous oblige à l’arrêt, Vanion s’occupe.

« Ce qui m’a aidé est d’être aussi pêcheur. J’ai toujours une option de rechange,  je rebondis et je maintiens la tête hors de l’eau » !

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