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Préserver la Martinique, une priorité pour Céline Clairicia
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Préserver la Martinique, une priorité pour Céline Clairicia 

Commerciale dans le secteur hôtelier en région parisienne, Céline Clairicia aspire à promouvoir son territoire d’origine qu’est la Martinique, au-delà des frontières.

Elle partage avec nous son opinion sur la situation touristique de l’île.

Pourquoi avez-vous choisi d’exercer dans le domaine du tourisme ?

Céline Clairicia : De ma passion pour les voyages à celle de la photographie en passant par l’amour que j’ai pour mon territoire, le tourisme est apparu pour moi comme le secteur idéal me permettant d’allier loisir et travail.

Quitter la Martinique pour poursuivre mes études m’a permis de prendre du recul et d’être plus objective.

Quel regard portez-vous sur le tourisme en Outre-mer et plus particulièrement en Martinique ? 

Depuis 2016, mon intégration à Jeunesse Outre Mer a tissé ce regard que je porte sur le tourisme ultramarin et plus particulièrement en Martinique.

La force de notre association est sa pluralité.

Nous sommes tous issus de ces différentes régions, mais tous concernés par des problématiques similaires.

JOM m’a donné la possibilité de fréquenter de plus près l’Outre-mer sans pour autant m’y rendre.

Nos territoires regorgent de richesses, mais manquent de valorisation et de reconnaissance.

Convaincue des atouts que la Martinique possède (diversité de paysages, culture et population), elle a encore beaucoup à dévoiler. 

Quel projet touristique d’envergure souhaiteriez-vous voir se développer ?

Partout où je suis allée, j’ai appris que l’humain jouait un rôle prépondérant.

Peu importe l’envergure des projets, si la population n’y met pas du sien, rien ne sera possible.

  • Combien de fois sommes-nous allés à la plage et avons-nous remarqué des déchets sur le sable et dans l’eau ?
  • Combien de fois avons-nous vu nos forêts et rivières polluées par l’Homme ?
  • Combien de fois les espèces végétales et animales n’ont pas été respectées ?

Nous pouvons mener à bien des projets durables pour les touristes, mais la priorité selon moi est d’abord d’éduquer la population locale.

Prenons l’exemple du Domaine de l’Emeraude.

Ce parc naturel situé au Morne-rouge est une véritable représentation de la biodiversité martiniquaise.

Il éduque chacun de ses visiteurs de façon ludique à la connaissance et au respect de l’environnement.

Ceux qui vivent au quotidien et qui fréquentent ces lieux touristiques doivent connaître la conséquence de chaque acte commis.

“Une population avertie et responsable est la promesse d’un territoire durable. Aimer son territoire c’est avant tout le préserver!”

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