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Laurence Hunel Ozier-Lafontaine, Bâtonnier à l’Ordre des avocats
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Laurence Hunel Ozier-Lafontaine, Bâtonnier à l’Ordre des avocats 

Laurence Hunel Ozier-Lafontaine est la 5e femme à occuper le poste de Bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Une mission passionnante pour une femme de conviction.

Le regard souriant et la poignée de main douce, Laurence Hunel Ozier-Lafontaine nous accueille dans le hall du Palais de Justice de Fort-de-France.

Au rez-de-chaussée du bâtiment, les salles d’audience où se joue, se discute et se rend la justice.

Un étage au-dessus, le bureau de Bâtonnier de l’Ordre des avocats qu’elle occupe depuis un an et demi.

Le symbole du bâton qui trône dans le bureau, le titre même de « Bâtonnier de l’Ordre » ainsi que l’apparat de la robe d’avocat auraient sans doute de quoi intimider le commun des mortels…

La mission du Bâtonnier se joue pourtant dans « l’échange et la communication », sourit l’avocate.

Dans cet univers singulier de la justice, où tout y est décisif et passionné, sa première qualité est en effet celle d’un médiateur hors-pair, intervenant dans toute situation qui engage un avocat et son client, le juge, le procureur, les services de police, d’autres avocats…

Immersion dans une profession en pleine mutation avec la porte-parole des 219 avocats du barreau de Martinique.

Laurence Hunel Ozier-Lafontaine, Bâtonnier en Martinique

Votre mandat arrive à échéance le 31 décembre, quel regard portez-vous sur vos 18 premiers mois en tant que Bâtonnier de Martinique ? 

Laurence Hunel Ozier-Lafontaine, Bâtonnier de l’Ordre des avocats :
(sourire) C’est une mission très prenante, très enrichissante, que je mène avec une conviction forte centrée sur « l’image » des avocats.

La perception du métier, de ses attributs, de son rôle et de son accessibilité sont des choses très importantes pour moi.

Cette  impulsion a guidé mon projet au sein de l’Ordre, avec notamment la réalisation et la diffusion d’un annuaire des avocats de Martinique.

Un outil grand public, annuel, qui permet de les connaître, les contacter et aussi de s’apercevoir qu’ils sont tous différents.

C’est-à-dire ?

Nous avons un barreau très riche, très divers.

“Il y a autant de manières d’exercer ce métier qu’il y a d’individus et tous le font avec beaucoup d’engagement et de passion.”

En tant que Bâtonnier, j’ai pu prendre conscience du travail qui est réalisé tout au long de l’année par mes confrères, certains jours dès 4h du matin, d’autres fois jusqu’à 23h.

Ça ressemble à des astreintes de médecins… 

(rire) C’est en effet le cas !

Chaque semaine, j’organise une « garde d’avocats », sélectionnant des confrères d’astreinte qui interviendront dans l’urgence à la demande de la police généralement.

Quelles sont les principales actions que vous avez initiées ? 

Plusieurs temps forts ont marqué les 18 derniers mois :

  • Le barreau a notamment apporté sa contribution à l’élaboration de la loi sur l’indivision portée par le député Serge Letchimy.
  • Par ailleurs, un concours d’éloquence s’est tenu, pour familiariser et intéresser le plus grand nombre à l’univers et aux codes de la plaidoirie.
  • Surtout, j’ai tenu à mettre en place un diplôme universitaire de médiateur, qui accueille une vingtaine d’avocats cette année. 

Justement, quelle est la place de la médiation dans l’exercice de l’avocat ? 

Elle est absolument centrale !

Marginales et mal vues pendant longtemps, les discussions entre avocats des parties adverses sont désormais banalisées.

La négociation est de plus en plus privilégiée en tant qu’outil de résolution de conflit. 

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C’est une bonne chose ? 

Absolument !

La perspective de 10 années de procédure n’est satisfaisante pour personne, ni pour l’avocat ni pour le client.

“Une chose est aujourd’hui acquise : mieux vaut un mauvais accord qu’un bon procès.”

Un chantier en cours ? 

Le 4 octobre, en partenariat avec la CCI, nous organisons une rencontre avec des chefs d’entreprise autour de « l’inter professionnalité ».

Afin d’expliquer les différences de compétences des avocats, experts-comptables, notaires, huissiers… et leurs regards complémentaires sur les problématiques des entreprises.

“Ma marque de fabrique : de la pédagogie vers le grand public et les chefs d’entreprise, pour donner toute leur place aux hommes et aux femmes du barreau de Martinique.” 

www.avocatsdemartinique.com

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