Chaque mois, Contact-Entreprises met en valeur un événement, un acteur, une technologie ou un dispositif qui peut changer la donne et influencer notre avenir. Découvrons le Petit Livre Vert édité par le réseau. – Texte Yva Gelin

Le Petit Livre Vert est le résultat d’une série de travaux et d’ateliers entre parties prenantes et membres de Contact-Entreprises. En plus de présenter diverses innovations liées aux énergies renouvelables, à l’économie circulaire ou encore la valorisation et la protection de l’environnement, il met en avant des pistes de réflexion afin d’accompagner la démarche de croissance vertueuse. Présentation de quelques-unes de ces actions avec Pascal Fardin, Délégué Général de Contact-Entreprises.

Automate de déconsignation

« La logique de croissance verte et vertueuse prend en compte les écosystèmes environnementaux mais aussi l’humain avec une économie sociale, solidaire et circulaire qui se doit d’intégrer la population. » Nous sommes ainsi tous concernés par des problématiques telles que le traitement des déchets. Le taux de recyclage des emballages en Martinique est aujourd’hui de 20 %, « avec le retour de la consigne, ce taux pourrait atteindre les 90 % de recyclage, objectif de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire ».

« Avec le retour de la consigne, le taux de recyclage des emballages en Martinique pourrait atteindre les 90 % de recyclage. »

La SOMES, Société Martiniquaise des Eaux de Sources, propose avec l’expérience Solarcube de mettre à disposition des automates de déconsignation à des endroits passants tels que les parkings de supermarchés. « Ce projet est d’autant plus réalisable qu’il est incitatif. Le consommateur reçoit un bon d’achat à chaque bouteille insérée dans la machine. »

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Souveraineté alimentaire

« Des techniques et pratiques agriculturales vertueuses et innovantes déjà présentes sur notre territoire prouvent que le concept de souveraineté alimentaire n’est pas aussi éloigné qu’on le pense. Elles sont simplement à élargir. » En effet, lorsque les bonnes pratiques sont déjà existantes, toute la problématique consiste à les faire connaître et à les généraliser.

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L’agriculture raisonnée visant à la diminution d’intrants est, par exemple, pratiquée depuis plusieurs années à la ferme du Morne Capot au Lorrain. Avec une capacité de production agricole de 25 tonnes de bananes et produits maraichers BIO, l’agriculteur Michel Blondel La Rougery produit lui-même tout ce qu’il utilise. Petit cocotier ou encore Léon Tisgra sont d’autres exemples de la possibilité d’une agriculture plus respectueuse et néanmoins fructueuse.

Verdissement de l’île

« Les dynamiques de reboisement sont cruciales dans la logique de régénération des nappes phréatiques et de l’érosion. Avec le réchauffement climatique, nous serons de plus en plus amenés à subir la montée des eaux. » Il faut donc reboiser. Dans cette logique, l’opération « Péyi Vert », portée par l’association Entreprises & Environnement, a pour objectif de planter 1 million d’arbres en cinq ans en Martinique afin de restaurer des écosystèmes endommagés par les activités humaines. Un jeune agriculteur de 21 ans, Marc Anthony Cangan, en a d’ailleurs planté 3 000 sur un terrain familial grâce à l’opération Péyi Vert.

« Les dynamiques de reboisement sont cruciales dans la logique de régénération des nappes phréatiques et de l’érosion. »

Ainsi le petit livre vert déborde de projets inspirants, des « démarches entrepreneuriales » qui ont ouvert la voie du changement vers une économie verte et vertueuse prouvant la faisabilité d’un tel projet à l’échelle de la Martinique.

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