L’Aract-ITT partage sa feuille de route pour 2024-2025

Eric Nouvel, directeur de l'Aract-ITT de Martinique - Crédit Photo Jean-Albert Coopmann
Alix Delmas

L’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail – Institut territorial du travail Martinique (Aract-ITT) trace les grandes lignes de sa feuille de route pour 2024-2025. Rencontre avec Éric Nouvel, son directeur.

Texte Alix Delmas – Photo Jean Albert Coopmann

Le programme d’activités 2024-2025 sera officiellement voté le 16 janvier 2024. « Sur la base des priorités définies par notre Comité paritaire régional (CPR) et nos principaux financeurs que sont la CTM* (1) et la DEETS** (2), nous construisons un programme pour œuvrer à l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail en Martinique, à travers des approches thématiques, sectorielles et des modalités d’actions collectives », explique Éric Nouvel, directeur de l’Aract-ITT. Il poursuit : « À l’issue d’un processus itératif, le programme doit être voté par le CPR dont c’est la prérogative ».

Également, au cours du premier trimestre 2024, se tiendra un « carrefour du dialogue social » (3) afin de tracer les perspectives des années à venir ; « d’être le lieu de rencontre de la démocratie politique et de la démocratie sociale ».

Des missions plurielles

L’Aract-ITT vient en appui aux instances du dialogue social au niveau de l’entreprise (Comité social et économique, entre autres) et au niveau territorial : l’observatoire départemental du dialogue social (ODDS), la commission paritaire régionale interprofessionnelle (CPRI) et le comité régional d’orientation des conditions de travail (CROCT). Par ailleurs, elle œuvre à la prévention des conflits, notamment avec le dispositif ARESO(4), mène de nombreuses études et poursuit l’élaboration de formations conjointes (où sont formés ensemble partenaires sociaux, représentants employeurs et représentants du personnel).

L’Aract-ITT travaille également sur la prévention de tous les risques et notamment celui des violences sexistes et sexuelles au travail depuis fin 2022, à la suite d’un appel à projet du ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Enfin, en septembre de cette année, une convention a été signée avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) qui s’articule autour de trois axes : le dialogue social, les conditions de travail (la qualité de vie au travail, l’usure professionnelle, l’égalité professionnelle femme/homme) et le télétravail.

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Des résultats toujours perfectibles

Éric Nouvel jauge la réussite de toutes ces actions à l’aune de la co-construction, où performance des conditions de travail et performance de l’organisation vont de pair. Dans un sondage mené par l’observatoire de l’Aract-ITT (septembre-octobre 2022), au sein des entreprises de 11 salariés et plus,  80 % qualifiait le dialogue social dans leur entreprise de « bon ». Mais 80 % aussi le qualifiait de « mauvais » à l’échelle du territoire. Un résultat dont l’apparente contradiction révèle l’écart conséquent entre la perception et la réalité vécue sur son lieu de travail…

*CTM : Collectivité territoriale de Martinique
**DEETS : Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités
***organisé en partenariat avec la DEETS et le Conseil économique, social, environnemental de la culture et de l’éducation de Martinique (CESECEM).
****ARESO : Appui aux relations sociales 

À savoir

L’Aract-ITT fait partie du réseau ANACT-ARACT composé de 16 agences régionales. L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) est un établissement public administratif, créé en 1973, régi par le code du travail et placé sous la tutelle du ministère en charge du Travail.

Les grandes priorités 2024-2025

– Favoriser le dialogue social autour de la qualité de vie et les conditions de travail, de la prévention des risques, de l’organisation du travail, de l’égalité professionnelle et du management ;

– Focaliser certaines actions sur les transitions et mutations (particulièrement environnementales, numériques et sociétales) d’une part, et sur la santé des dirigeants, d’autre part ;

– Privilégier les secteurs d’activités et les structures prioritaires, à savoir les entreprises de moins de 50 salariés et plus spécifiquement celles de moins de 11 salariés, l’agriculture (pour une plus grande autonomie alimentaire), l’industrie (en particulier le BTP), le médico-social, l’économie sociale et solidaire ainsi que les structures publiques et parapubliques ;

– Développer des modes d’actions collectifs, avec davantage de formats courts, en proximité, accessibles aux TTPE et TPE, tels que Tidej et Mitan.

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