PROGRAMME TITIRI : manjé lokal, la tradition a du bon
Bons pour la santé et pour l’environnement, les produits locaux sont vivement recommandés, sans modération ou presque…
- Article en partenariat
- Santé et bien-être
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PROGRAMME TITIRI : manjé lokal, la tradition a du bon
Bons pour la santé et pour l’environnement, les produits locaux sont vivement recommandés, sans modération ou presque…
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« Manger local répond à deux enjeux : bien manger pour sa santé et bien manger pour l’environnement », note Kassandra Emmanuel, chargée de projet et référente pôle nutrition de promotion santé Guadeloupe. « Pas de longs transports, donc ils nécessitent moins de conservateurs et leur qualité brute est mieux préservée. »
Et avec les produits locaux, le retour à une certaine tradition culinaire répond aux aspirations actuelles. Mais il ne faut pas s’y tromper. Si les acras, le colombo et le riz /pois rouges sont souvent brandis en étendards de la gastronomie guadeloupéenne, « ce n’est pas du tout ce qu’on mangeait au quotidien il y a 50 ans », note Daniel Césarus, chargé de projet et animateur au Pôle Santé Environnement, évoquant quelques habitudes et préparations d’autrefois dont on peut s’inspirer :
Et pour séduire les plus jeunes, il ne faut pas hésiter à revisiter la tradition, comme le font déjà de nombreux chefs désireux de valoriser les produits locaux. « On peut préparer la patate douce autrement qu’en frites ou en gâteau », note Kassandra Emmanuel, qui a par exemple testé les tranches fines de fruit à pain pour remplacer la pâte à pizza. « Nous avons la chance de vivre sur un territoire ensoleillé, avec toutes sortes de fruits, légumes, racines et aromates (caloupilé, galanga, atoumo, citronnelle, verveine, etc.) juste à portée de main. Profitons-en ! »
Quid de la chlordécone ?
Dans les circuits formels, les œufs, viandes, poissons, racines et légumes font l’objet de contrôles et peuvent être consommés sans risque. En revanche, « la vigilance est de mise pour l’approvisionnement de produits sensibles dans les circuits dits informels. Au moindre doute, il vaut mieux ne pas les consommer », note Daniel Césarus.
Quant à la recommandation d’éplucher « gras » les tubercules — au moins 5 mm d’épaisseur —, « c’est vraiment si on ne peut pas faire autrement et ce n’est surtout pas une habitude à prendre » ! En effet, cette technique ne supprime pas toute la chlordécone et elle n’est pas valable pour toutes les racines. « Le kamanioc, par exemple, a une partie fibreuse en son centre, et c’est par là que passe la molécule…»
Une recette
Pour déguster les produits locaux autrement…
Papillote de dorade
Vinaigrette agrumes et maracudja
Scannez le QR code pour découvrir la recette complète.
Promotion Santé Guadeloupe – Saint-Martin – Saint-Barthélemy est une structure experte en prévention et promotion de la santé, elle accompagne la population et les acteurs locaux dans la maîtrise des enjeux de santé (addictions, nutrition, vulnérabilité, chlordécone…) via des formations, conseils et programmes de prévention, en collaboration avec les acteurs du sanitaire, social, éducatif et environnemental.