RSMA : Élevage, maraîchage et apiculture au programme 

Au RSMA, les stagiaires de la filière agricole peuvent découvrir plusieurs types de production au cours de leur formation : l’élevage, le maraîchage – traditionnel et en aquaponie –, l’apiculture, et même l’agroforesterie avec la vanilleraie.

Formation ouvrier de production agricole © Lou Denim
Formation ouvrier de production agricole au RSMA Formation ouvrier de production agricole © Lou Denim

RSMA : Élevage, maraîchage et apiculture au programme 

Au RSMA, les stagiaires de la filière agricole peuvent découvrir plusieurs types de production au cours de leur formation : l’élevage, le maraîchage – traditionnel et en aquaponie –, l’apiculture, et même l’agroforesterie avec la vanilleraie.

Caroline Bablin

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Cabris, moutons, bœufs, cochons, lapins, poules, canards, pintades… Presque tous les animaux dits d’élevage sont présents à la ferme pédagogique du RSMA, installée à Baie-Mahault, derrière les bâtiments occupés par le régiment, à La Jaille. Douze volontaires stagiaires sont là pour apprendre à les soigner, tout en s’initiant au maraîchage ou à la culture de la banane.

Au fil des années, la formation proposée a évolué au même rythme que le secteur agricole. « Nos formations sont toujours en adéquation avec le marché du travail et les besoins du territoire », note l’adjudant Yacine, responsable de la section qui comprend notamment la filière OPA, ouvrier polyvalent de l’agriculture. Durant dix mois – dont un mois de formation militaire et neuf mois de formation professionnelle – douze jeunes découvrent les métiers de l’élevage, du maraîchage et de l’horticulture, encadrés par la caporal-chef Jasonne, chef de filière et titulaire d’un BTS en agriculture, et deux volontaires techniciens. Au RSMA, les stagiaires passent le Caces R482, le Certiphyto et, en fin de formation, le titre professionnel « Ouvrier de production horticole ».

Découverte de l’aquaponie et de l’apiculture

Aujourd’hui, la formation comprend aussi une initiation à l’aquaponie et à l’apiculture, en partenariat avec Kodibio. « L’agriculture, c’est vaste. Alors l’idée est d’intégrer des petits modules afin que les jeunes découvrent un maximum de pratiques », note l’adjudant Yacine. Les stagiaires peuvent ensuite se spécialiser dans un domaine ou un autre à l’issue de leur formation au RSMA. « C’est le cas d’un jeune, actuellement en formation, qui s’est découvert une passion pour l’apiculture », poursuit le chef de section.

Quant à l’aquaponie, le dispositif est installé sous la serre, à l’entrée de la ferme pédagogique. Un bac à poissons avec une quarantaine de tilapias est relié à des bacs où sont cultivées des herbes aromatiques, des tomates, des laitues, etc. Le système fonctionne en circuit fermé. Les déjections des poissons servent de nutriments aux plantes, qui filtrent et oxygènent l’eau, laquelle repart dans le bac à poissons. L’aquaponie est un système qui a l’avantage d’utiliser moins d’eau que la culture en pleine terre. Les plantes poussent plus vite et sont aussi moins sujettes aux attaques d’insectes et aux maladies. Et les poissons peuvent eux aussi être consommés.

Des productions certifiées « bio »

La ferme pédagogique du RSMA a entamé sa conversion en agriculture biologique en 2022. À ce jour, les volailles et les œufs, ainsi que la production de bananes sont certifiés « bio ». Plusieurs parcelles accueilleront bientôt d’autres productions « bio », telles que des ignames, des patates douces ou du curcuma. Sans oublier la diversification en agroforesterie, avec une vanilleraie, elle aussi certifiée « bio ».

Pour conserver la certification, l’exploitation fait l’objet d’audits réguliers et la traçabilité est essentielle. Pour ce faire, le RSMA a fait l’acquisition de tablettes et de l’application BAOBA, conçue pour la polyculture et l’élevage. « La ferme est géoréférencée, avec une vue satellitaire des différentes parcelles. On retrouve ainsi chaque production animale ou végétale, mais aussi la liste des médicaments ou intrants utilisés… », note l’adjudant Yacine. Les stagiaires doivent noter tout ce qu’ils font dans l’application.

« On est loin de l’agriculture à l’ancienne », insiste ce dernier, soucieux de préparer au mieux les stagiaires aux réalités du métier. À ce jour, six mois après la formation, le taux d’insertion professionnelle avoisine les 90 %. Au sein de la dernière cohorte, quatre des douze stagiaires ont choisi de poursuivre leur formation en alternance. « Dans ce cas, nous les aidons à trouver une entreprise et un maître d’apprentissage », précise le chef de section.

Quant aux produits issus de la ferme, le miel, les œufs, tomates, laitues et herbes aromatiques sont utilisés par le restaurant pédagogique du régiment ou vendus dans la boutique interne du RSMA, où s’exercent les stagiaires qui suivent une formation dans la vente. Les animaux, eux, sont vendus vivants à des éleveurs partenaires dans la boutique pédagogique de la filière de formation des agents de vente.

Adjudant Yacine, chef de section des métiers du vivantau RSMA
Adjudant Yacine, chef de section des métiers du vivant au RSMA © Lou Denim