ARBIG : Chaque geste compte !
Le dispositif « Entreprise engagée pour la nature » se régionalise, piloté par l’Agence Régionale de la Biodiversité des Îles de Guadeloupe. Le lancement officiel est prévu le 12 juin. Toutes les entreprises volontaires sont invitées à signer la charte.
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Élodie Lapilus, chargée de mission "dispositifs engagés pour la nature" © Lou Denim
ARBIG : Chaque geste compte !
Le dispositif « Entreprise engagée pour la nature » se régionalise, piloté par l’Agence Régionale de la Biodiversité des Îles de Guadeloupe. Le lancement officiel est prévu le 12 juin. Toutes les entreprises volontaires sont invitées à signer la charte.
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« Jarry est un cas typique. La zone dépend énormément de la mangrove et de la barrière de corail. On a l’habitude de la voir parfois inondée, mais demain, s’il n’y a plus de mangrove ou de coraux, ce sera bien pire… », met en garde Julien Gérard, responsable du pôle Animation, sensibilisation et communication de l’Agence Régionale de la Biodiversité des Îles de Guadeloupe (ARB-IG).
Vu sous cet angle, toutes les entreprises de Jarry, voire de Guadeloupe, devraient donc se sentir concernées par la protection de l’environnement et de la biodiversité… Pour les aider, l’ARB-IG dispose d’outils qu’elle met à la disposition de celles qui souhaiteront intégrer le dispositif « Entreprise engagée pour la nature ».
1re étape : signer la charte
« Depuis 2019, le dispositif était géré au niveau national par l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Mais à partir de cette année, c’est l’ARB-IG qui va le piloter en Guadeloupe, en collaboration avec des partenaires publics et privés, entreprises et associations », explique Élodie Lapilus, chargée de mission pour le dispositif « Entreprise engagée pour la nature ». Une soirée de lancement est prévue le 12 juin. Les entreprises volontaires pourront signer la charte, première étape avant de s’engager dans le processus de reconnaissance. Dès lors, elles seront accompagnées par l’ARB-IG afin de franchir les différents paliers.
2e étape : élaborer le plan d’actions
« Une fois qu’elles ont adhéré, les entreprises signataires de la charte ont un an maximum pour s’engager et élaborer leur plan d’actions, accompagnées par l’ARB-IG », souligne Julien Gérard. Pour ce faire, elles auront accès à différents outils en ligne, notamment un MOOC, et seront invitées à participer à trois ateliers.
Le premier est une « sensibilisation aux services écosystémiques » : eau potable et ressources alimentaires, protection contre les aléas climatiques, etc. « L’objectif est de dire pourquoi il est intéressant, en tant qu’entreprise, de protéger la biodiversité et quelles opportunités ça peut représenter », précise ce dernier. « Le second atelier consistera, pour l’entreprise, à dresser l’état des lieux des dépendances et des impacts qu’elle a par rapport à la biodiversité », poursuit Julien Gérard. Quant au troisième atelier, il s’agit d’accompagner les entreprises à rédiger concrètement leur plan d’actions. « Pour ce faire, nous disposons de différentes ressources, note Élodie Lapilus, et notamment un catalogue d’actions établi au niveau national afin de donner des pistes, différentes manières de s’engager en fonction de son secteur d’activité, etc. »
Dès que le plan d’actions est finalisé, il est présenté à un jury d’experts afin d’en évaluer la pertinence. Une fois reconnue Entreprise engagée pour la nature, la société a deux ans pour mettre en place son plan d’actions. « Elle bénéficie alors d’une reconnaissance valorisable auprès de ses clients, ses collaborateurs, et des financeurs publics, tout en continuant à être accompagnée par l’ARB-IG », tient à souligner Julien Gérard.
L’exemple du Domaine canin, Entreprise engagée pour la nature
Aux Abymes, le Domaine canin a été reconnu Entreprise engagée pour la nature par l’Office Français de la Biodiversité (OFB).Depuis deux ans, le plan d’actions est mis en place. « En préservant notre territoire insulaire, il y a aussi l’idée que la biodiversité peut représenter une opportunité économique. Si on veut protéger le territoire, chaque geste compte », affirme Miguel Soussaintjean, PDG du Domaine canin. « On a sensibilisé notre personnel sur la réduction des énergies, nous avons acheté des véhicules électriques, des récupérateurs d’eau, et pour nos formations, nous utilisons des fontaines à eau et des gobelets réutilisables », énumère ce dernier. Des actions spécifiques ont aussi été mises en place. Des chiens ont par exemple été dressés pour détecter les œufs d’iguane rayé envahissant sur les barges qui vont à la Désirade et protéger ainsi l’iguane endémique des Petites Antilles.
Soirée de lancement le 12 juin au MACTe
Toutes les entreprises intéressées par la démarche sont invitées à la soirée de lancement, le vendredi 12 juin, au MACTe, à Pointe-à-Pitre, à partir de 18 h 30.
Au programme : présentation du dispositif, retour d’expérience d’entreprises déjà engagées dans la démarche, échanges avec les partenaires autour d’une collation.