CPME Guadeloupe : défendre les TPE-PME face aux défis actuels

Organisation patronale, la CPME porte la voix des TPE-PME et les aide à relever au quotidien les défis économiques sur le territoire. Trois questions à Victor Venutolo, président de la CPME Guadeloupe

Victor Vénutolo, président de la CPME © Lou Denim
Victor Vénutolo, président de la CPME © Lou Denim

CPME Guadeloupe : défendre les TPE-PME face aux défis actuels

Organisation patronale, la CPME porte la voix des TPE-PME et les aide à relever au quotidien les défis économiques sur le territoire. Trois questions à Victor Venutolo, président de la CPME Guadeloupe

Anne de Tarragon

En quoi votre parcours influence-t-il vos fonctions au sein de la CPME ?

Victor Venutolo : Ma formation d’ingénieur informaticien m’a permis d’acquérir la rigueur nécessaire à déterminer un objectif et à le poursuivre inlassablement jusqu’à sa réalisation. J’analyse les faits et j’apporte des réponses concrètes et pragmatiques… Ce que je fais au quotidien pour les chefs d’entreprise de façon générale, et des adhérents de la CPME en particulier.

Pourquoi adhérer à la CPME Guadeloupe aujourd’hui ?

Tout d’abord, nos partenariats et accords avec les administrations assurent à nos adhérents que leurs dossiers seront traités, sans perte de temps. Un référent CPME se charge, par exemple, de faire le lien avec le service adéquat de la CGSS, ou encore à la direction des Finances publiques.

Première organisation patronale de France, nous siégeons au conseil d’administration des administrations, locales ou nationales, avec lesquelles nous travaillons en bonne intelligence. Nous y faisons entendre la voix des entrepreneurs et pesons sur les décisions administratives. De plus, chaque adhérent de la CPME Guadeloupe bénéficie du soutien de toute la CPME nationale.

Enfin, nous sommes un réseau de chefs d’entreprises locales, rencontrant les mêmes difficultés. Au sein de chacune des commissions de la CPME, nous identifions les problématiques et y apportons des solutions appropriées. Je dis souvent aux adhérents : « Je ne vous promets pas de gagner toutes les batailles, mais de mettre toute mon énergie à la résolution du problème ».

Vous avez pris position contre les évolutions institutionnelles et statutaires proposées par certains responsables politiques. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Nous avons, en effet, appris, par une indiscrétion, l’existence d’un rapport sur des évolutions statutaires et institutionnelles, en l’absence de consultation des citoyens ou du monde économique – quoiqu’il ait été dit. Je n’ai cessé de dénoncer cette pratique qui tend à faire croire à la population que nos problèmes quotidiens résultent de notre statut. C’est un mensonge : des dossiers essentiels, en faillite totale, relèvent de la compétence exclusive des collectivités locales (eau, seniors, routes…). D’ailleurs, de nombreux élus ne sont pas favorables à une évolution statutaire. Après consultation des dossiers budgétaires en lien avec les nouvelles compétences, nous avons pu constater leur vacuité. L’État, quant à lui, a affirmé qu’il ne verserait pas 1 milliard d’euros par an à la Guadeloupe si elle changeait de statut. Une évolution doit apporter un mieux vivre, pas être un saut dans l’inconnu. Même s’il est vrai que la situation actuelle nécessite des aménagements, dans le cadre de la solidarité nationale.