Cap Créole : marlin fumé ou en rillettes… 30 ans de savoir-faire
Cap Créole, c’est le thon fumé qu’on déguste avec le punch, les rillettes de daurade qu’on glisse dans la valise pour prolonger les vacances… En 30 ans, la marque est devenue une référence en matière de valorisation des produits de la mer.
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Jules Sahagian, chef de production Lou Denim
Cap Créole : marlin fumé ou en rillettes… 30 ans de savoir-faire
Cap Créole, c’est le thon fumé qu’on déguste avec le punch, les rillettes de daurade qu’on glisse dans la valise pour prolonger les vacances… En 30 ans, la marque est devenue une référence en matière de valorisation des produits de la mer.
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« Je connaissais la marque, la qualité des produits et j’avais envie de la faire prospérer », confie Benjamin, directeur général de Cap Créole depuis 2018. La marque, qui fête cette année ses 30 ans, n’a jamais cessé de se développer. Dernières innovations en date : l’ouverture d’un laboratoire et de boutiques en Martinique en 2022, et la vente en ligne de produits livrables en 24 heures dans l’Hexagone. Retour sur une aventure entrepreneuriale, gastronomique et humaine, à travers ceux qui l’ont vécue…
« Ils m’ont donné ma chance »
À 25 ans, Jules Sahagian est chef de production. Quand il est arrivé, il était le plus jeune de l’équipe. « Je ne voulais pas faire d’études », se souvient-il. Sitôt sorti du lycée, il vient trouver Olivier Berhault pour lui demander de l’embaucher. « Je n’avais que 17 ans, et il m’a dit de revenir quand je serai majeur. » Ultra-motivé, il revient, insiste et commence au filetage du poisson. « J’ai fait tous les postes », confie-t-il. Pendant un an, il travaille même de 4 heures à midi avec Joël, « le doyen ». « C’est mon père dans la boîte. » Soucieux de faire toujours mieux, il acquiert la confiance de l’équipe. Passé chef de production, celui qu’Olivier Berhault voyait passer dans la poussette, avec sa mère, aux tout débuts de Cap Créole, est aujourd’hui responsable d’une équipe de douze personnes. Et toujours la même envie d’aller de l’avant…
Jules Sahagian, chef de production
« J’ai été la première employée »
Au départ, il y a 30 ans, ils étaient trois : Olivier Berhault et deux associés. Cathy Estampe a été la quatrième, « la première employée ». À l’époque, celle qui avait suivi son mari à Bouillante, « de retour au pays », avec leurs deux enfants, cherche du travail. Et quand elle apprend qu’une usine d’agrotransformation se monte dans la commune, Cathy n’hésite pas une seconde. « J’ai commencé à la production, j’étais polyvalente », se souvient-elle. Et lorsque la toute première boutique, attenante au laboratoire, ouvre ses portes il y a 16 ans, Cathy passe derrière le comptoir. « Nous étions deux vendeuses et en même temps, j’étais aussi à la production pour la partie traiteur. » Aujourd’hui, c’est Cathy qui forme les vendeuses. Il faut dire que depuis 30 ans, elle connaît les produits par cœur, a goûté chaque nouvelle recette en avant-première, et surtout, « j’aime le contact avec les clients », confie cette dernière.
Cathy Estampe, vendeuse en boutique
« On met tous la main à la pâte »
Murielle Laronne est originaire de Bouillante et pour elle, la création de l’usine Cap Créole a résonné comme une opportunité à ne pas laisser passer. Son BTS comptabilité ne la prédisposait pas à travailler dans l’agroalimentaire, et pourtant… « J’ai commencé comme employée de production. » Nettoyer, découper, fileter les poissons, préparer les rillettes… En 26 ans chez Cap Créole, elle a tout fait. Et quand Olivier Berhault a besoin d’aide sur la partie administrative, Murielle se porte volontaire. Précise et rigoureuse, elle se forme pour prendre en charge le suivi qualité. Respect des règles d’hygiène, traçabilité, c’est son domaine. Pas de bijou, blouse blanche et charlotte sur la tête, elle montre l’exemple, toujours prête au cas où il faudrait donner un coup de main à la production : « Ici, tout le monde met la main à la pâte. »
Murielle Laronne, agent qualité
« Mettre mes compétences au service de mon île »
En mars 2022, pour Antoine Omere, c’est le « retour o péyi », après 16 années passées au Canada, et le début d’une nouvelle aventure professionnelle. Sa mission : structurer l’implantation de Cap Créole en Martinique. La boutique de La Jambette a ouvert quelques mois plus tôt et un laboratoire flambant neuf est en cours d’aménagement. « L’inauguration, en septembre 2022, avec le logo installé sur la façade juste quelques heures avant, c’est vraiment un beau souvenir », reconnaît celui qui, depuis, a supervisé l’ouverture de deux autres boutiques, à Trois-Îlets et Ducos. Ces quatre dernières années, le défi était de faire connaître la marque et de constituer son équipe. Aujourd’hui, ils sont 22 collaborateurs à travailler pour Cap Créole en Martinique. « Mettre mes compétences au service de mon île et d’une entreprise comme Cap Créole, c’était vraiment important pour moi », conclut Antoine, ravi d’être rentré au pays.
Antoine Omere, directeur d’exploitation Martinique