J’ose les dreadlocks !

Longtemps associées à la jeunesse, les dreadlocks séduisent aujourd’hui toutes les générations ! Conseils pour franchir le pas et les entretenir, avec Eve Guillaume, directrice d’une chaîne de salons spécialisés en Guadeloupe et à Paris.

© OnattyParis
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J’ose les dreadlocks !

Longtemps associées à la jeunesse, les dreadlocks séduisent aujourd’hui toutes les générations ! Conseils pour franchir le pas et les entretenir, avec Eve Guillaume, directrice d’une chaîne de salons spécialisés en Guadeloupe et à Paris.

Gaëlle Laurac et Céline Guillaume

« Ces dernières années, la demande de dreadlocks chez les plus de 50 ans a fortement augmenté. Les dreadlocks dépassent largement la simple question esthétique. Elles traduisent souvent une affirmation de soi, une envie de se réapproprier son image, ou d’être en accord avec soi-même. » Plus qu’un effet de mode, les locks deviennent alors le reflet d’un parcours, d’une liberté assumée et d’un rapport apaisé au temps et à son identité caribéenne.

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Eve Guillaume, directrice d’une chaîne de salons spécialisés dreadlocks © OnattyParis

Le bon départ

Mais avant de se jeter à l’eau, un diagnostic est essentiel. Il permet d’analyser la nature du cheveu, sa densité ainsi que l’état du cuir chevelu, afin de définir la technique adéquate. Certaines situations, comme des problèmes de cuir chevelu, peuvent nécessiter de retarder le début du processus. D’autant plus qu’avec l’âge, les cheveux peuvent perdre en densité et leur croissance ralentit. « Le choix de porter des locks présente plusieurs avantages. Les cheveux, non démêlés et tirés au quotidien, gagnent en robustesse, offrant au fil du temps, un résultat parfois spectaculaire », apprécie Eve Guillaume.

Les techniques

Plusieurs techniques existent pour réaliser des locks, et entretenir le fameux « départ » : twists/vanilles, nattes, au crochet, crêpage, etc. « Le choix dépend du premier diagnostic. Ensuite, nous préconisons un protocole de soins durant six mois environ, jusqu’à ce que les locks soient vraiment matures. Au fur et à mesure, le client ou la cliente prend la main. Une vraie relation se crée avec ses cheveux. » Chaque parcours est unique. « Tout le monde peut envisager d’en porter, quelle que soit la nature du cheveu, la forme du visage, ou l’âge. En revanche, toutes les locks ne se ressemblent pas. Elles s’adaptent à la personne qui les porte. »

Les bons réflexes

Contrairement aux idées reçues, les dreadlocks exigent un entretien rigoureux, reposant sur deux éléments-clés : le cuir chevelu et les longueurs. « Chaque routine doit être adaptée au mode de vie et aux besoins de chacun. Tester un produit implique d’observer l’évolution des cheveux dans le temps : aspect, souplesse, réaction du cuir chevelu, etc. » Pour les laver, un shampoing doux et clarifiant est recommandé, avec un lavage toutes les trois semaines à un mois, selon le climat et ses activités. Le cuir chevelu doit être bien entretenu, nourri et stimulé. Il porte au fil du temps la lourdeur des locks. « Optez pour des huiles légères, mais fortifiantes et nourrissantes. »

À éviter

Certaines pratiques peuvent fragiliser les locks. « L’application d’huile sur les longueurs est déconseillée. Celle-ci peut alourdir les locks, créer une couche grasse et attirer les impuretés. L’utilisation excessive de corps gras, comme le beurre ou les huiles lourdes, en grande quantité, est à bannir. Ces produits peuvent étouffer la fibre capillaire. Les détox à base de bicarbonate doivent également être utilisées avec prudence : mal maîtrisées, elles risquent d’assécher et d’abîmer vos cheveux. » D’autres erreurs sont fréquentes, comme le port de coiffures trop serrées, fragilisant les racines, le manque de soin du cuir chevelu ou encore l’absence de protection la nuit.