Célia Duquesnay, ingénieure globe-trotteuse

Quand elle était petite, Célia Duquesnay voulait être médecin militaire. Finalement, c’est la santé des sols qui retient toute son attention aujourd’hui. Ingénieure agroenvironnementale formée au Canada, la jeune Martiniquaise s’est spécialisée dans la gestion de l’eau et l’aménagement des territoires ruraux.

Célia Duquesnay
Célia Duquesnay

Célia Duquesnay, ingénieure globe-trotteuse

Quand elle était petite, Célia Duquesnay voulait être médecin militaire. Finalement, c’est la santé des sols qui retient toute son attention aujourd’hui. Ingénieure agroenvironnementale formée au Canada, la jeune Martiniquaise s’est spécialisée dans la gestion de l’eau et l’aménagement des territoires ruraux.

Caroline Bablin

Québec

Célia Duquesnay est partie au Canada juste après le bac, en août 2014, le jour de ses 18 ans, pour intégrer l’université Laval, à Québec. « J’aurais pu aller en prépa et passer des concours en France, mais j’ai préféré le cursus canadien, moins élitiste. Les ingénieurs sont formés à l’université, avec un choix très large au niveau des spécialités. Pour ma part, j’ai choisi le génie agroenvironnemental. J’ai été diplômée en 2019 et j’ai commencé à travailler dans le domaine de la santé des sols et la gestion de l’eau : conception de ponceaux, systèmes de drainage souterrain, mise en place d’aménagements spécifiques pour contrôler l’érosion, etc. »

La Barbade

« Pendant deux ans, j’ai fait mon “juniorat”(1) en région et en 2022, j’ai enfin pu signer moi-même mes calculs et plans. J’adorais ce que je faisais mais j’en avais un peu marre d’être en région. Alors j’ai démissionné et avec mon compagnon, nous sommes partis à La Barbade pendant six mois. Une période de réflexion au terme de laquelle nous sommes rentrés au Canada pour nous installer tout près de Montréal. J’ai rapidement trouvé un emploi dans mon domaine et j’ai pu négocier de travailler à distance pendant les mois d’hiver, de décembre à avril, ce qui nous a permis de rentrer en Martinique et de partir au Nicaragua. »

Canmore, en Alberta

« J’adore mon métier, je peux avoir des projets très différents d’une année à l’autre, d’une saison à l’autre, mais j’aime aussi découvrir d’autres pays. Aujourd’hui, mon entreprise a accepté que je sois à 100% en télétravail. Avec mon compagnon, je viens d’emménager dans l’Ouest canadien, à Canmore, en Alberta, tout en continuant de travailler avec mes clients à Montréal. À partir des données relevées par les techniciens sur le terrain, je rédige les rapports, dessine les plans, monte les dossiers, et quand j’ai fini, je pars randonner dans les Rocheuses… »

(1) Au Canada, l’ingénieur tout juste diplômé travaille d’abord sous la responsabilité d’un ingénieur expérimenté avant de passer lui-même “senior”.