Muriel Jacques : « Est-ce que j’ai fait de mon mieux ? »
Quand elle était petite, Muriel Jacques voulait être pilote de chasse. Elle est aujourd’hui consultante en stratégie, dans un cabinet généraliste où elle accompagne des entreprises sur des problématiques de développement durable et de décarbonation.
Muriel Jacques : « Est-ce que j’ai fait de mon mieux ? »
Quand elle était petite, Muriel Jacques voulait être pilote de chasse. Elle est aujourd’hui consultante en stratégie, dans un cabinet généraliste où elle accompagne des entreprises sur des problématiques de développement durable et de décarbonation.
1er échec
Muriel Jacques : « Je me souviens que petite, quand je disais à mes parents que j’avais obtenu une mauvaise note, ils me demandaient si j’avais fait de mon mieux. Et c’est un peu ces paroles qui résonnent toujours dans ma tête à chaque fois que je rencontre des difficultés. Mon plus gros échec scolaire, je pense que c’est ma 2e année de prépa. J’étais à Jeanson de Sailly, à Paris. Je n’ai pas travaillé autant que j’aurais dû. Et même si j’ai obtenu de bons résultats au concours, je me suis dit que si j’avais travaillé plus, j’aurais pu viser encore plus haut. Est-ce que j’avais fait de mon mieux ? Non ; et c’est un sentiment qui a vraiment défini, dans la suite de mon parcours, ma conception de l’échec. L’échec, c’est de ne pas avoir tout donné. »
1er projet coup de cœur
« Le projet dont je suis le plus fière, n’est pas forcément le plus gros ou le plus impressionnant, mais j’ai travaillé sur un projet sur la décarbonation du sucre de canne. Comme mon grand-père a travaillé à la sucrerie du Galion, ce projet me touchait en plein cœur. C’était pour une grande boîte qui fabrique des sodas. Et j’ai pu travailler sur ce projet en leur proposant des leviers pour complètement décarboner la production du sucre de canne. »
1re démission
« J’ai signé mon premier CDI en 2019 et démissionné la même année. Dans cette entreprise, j’avais été exposée à plein de problématiques environnementales. Je voulais aller plus loin et avoir un impact positif sur la société. L’année suivante j’ai intégré l’INSEAD*, une école de commerce en un an, pour compléter mon profil très technique. J’ai passé les six premiers mois à Fontainebleau, puis de février à novembre 2021, à Singapour. De retour à Paris, j’ai été embauchée dans un cabinet de conseil qui m’a offert l’opportunité de partir aux États-Unis pour préparer un master en administration publique à l’université de Columbia, spécialisation “Climat, énergie et environnement”, et d’intégrer bientôt leur bureau new-yorkais. »