Connecter et protéger les entreprises, la mission d’Orange Antilles Guyane
De retour dans la région, Arnaud Fauquembergue a pris les rênes de la Direction Entreprises d’Orange Antilles Guyane depuis avril 2026. Ses priorités : l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la résilience des connexions et des partenariats locaux pour accompagner le développement des entreprises.
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Arnaud Fauquembergue, Directeur de la direction Entreprises Orange Antilles-Guyane © Lou Denim
Connecter et protéger les entreprises, la mission d’Orange Antilles Guyane
De retour dans la région, Arnaud Fauquembergue a pris les rênes de la Direction Entreprises d’Orange Antilles Guyane depuis avril 2026. Ses priorités : l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la résilience des connexions et des partenariats locaux pour accompagner le développement des entreprises.
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Vous venez de prendre la tête de la direction Entreprises d’Orange Antilles-Guyane. Quel regard portez-vous sur ces territoires ?
Arnaud Fauquembergue : J’avais déjà travaillé dans la région de 2015 à 2018 en tant que directeur de l’avant-vente. En revenant, j’ai pu constater l’évolution de ces territoires. J’ai toujours porté un regard très positif sur les Antilles et la Guyane : je trouve qu’il y a un vrai potentiel de développement.
Depuis mon arrivée, j’ai rencontré une quarantaine d’entreprises en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. Ce n’est sûrement pas suffisant pour avoir une vision complète, mais je perçois une réelle volonté de se développer et de gagner en compétitivité. Basé en Guadeloupe, je me déplace régulièrement auprès de mes équipes : il est essentiel pour moi de m’imprégner du terrain et de comprendre les réalités locales de chaque territoire avant de pouvoir agir.
Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les entreprises antillo-guyanaises doivent faire face aujourd’hui en matière de numérique ?
Pour gagner en compétitivité, les entreprises ont d’abord besoin d’une connectivité robuste, notamment face aux contraintes de nos territoires et au passage du cuivre à la fibre. L’essor de l’intelligence artificielle pose aussi la question des données confiées aux outils publics. J’ai rencontré une petite agence immobilière qui y transmettait sa comptabilité : elle avait protégé ses systèmes contre les intrusions, mais envoyait elle-même ses données à l’extérieur. Comme pour la cybersécurité, les petites structures sont concernées ; être sur une île à 8 000 km de Paris ne protège pas. Ces précautions concernent tous les professionnels que nous accompagnons, du petit artisan aux grands groupes. C’est aussi un enjeu de souveraineté numérique : ils doivent savoir où vont leurs données et disposer de solutions concrètes pour les protéger.
« Nous faisons du commerce, mais nous avons aussi la responsabilité d’expliquer les évolutions du numérique et de faire de la pédagogie »
Comment répondre aux contraintes particulières des territoires ultramarins, notamment en matière d’insularité, d’éloignement et d’aléas climatiques ?
Nous proposons de plus en plus des réseaux hybrides. Si un câble est coupé, le réseau mobile ou le satellite peuvent prendre le relais. Ce dernier est particulièrement utile dans des zones isolées de Guyane où le mobile ne passe pas. Je demande à mes commerciaux de proposer cette continuité aux entreprises, parce qu’un professionnel qui perd son téléphone ou son accès internet ne peut plus travailler. Après les cyclones Irma et Maria, nous avons aussi développé la Safety case, une valise équipée, entre autres, d’un téléphone satellite et du wi-fi, pour permettre de rester connecté en cas de crise.
La Guyane présente des problématiques différentes de celles des Antilles. Comment adapter votre stratégie à cette diversité géographique et démographique ?
En Guyane, l’étendue du territoire nous oblige à adapter les solutions aux zones encore mal couvertes. Je travaille pour cela avec la direction technique qui construit et entretient le réseau. La couverture progresse avec le développement de la fibre. C’est d’autant plus important que je constate un fort dynamisme chez les très petites entreprises et les professionnels, notamment à Saint-Laurent-du-Maroni : il y a beaucoup de créations, de développement. J’ai envie qu’Orange accompagne ces structures dans leurs projets.
« C’est aussi un enjeu de souveraineté numérique : les entreprises doivent savoir où vont leurs données et disposer de solutions concrètes pour les protéger »
Quel rôle Orange peut jouer dans la transformation numérique et le développement économique des entreprises ?
Accompagner leur transformation numérique, c’est leur proposer des solutions adaptées à leurs usages, mais aussi les aider à les sécuriser. Un professionnel utilise autant son téléphone mobile que sa connexion internet pour travailler. Nous avons déjà une offre de cybersécurité pour les TPE et les PME sur le réseau informatique ; une autre arrive début octobre pour protéger les mobiles. Il faut aussi prendre le temps d’en parler avec les entreprises. J’entends encore souvent : « Ce n’est pas pour moi » ou « Je n’ai pas le temps ». Pourtant, un court échange avec un spécialiste d’Orange Cyberdéfense permet de faire un premier point. Je veille enfin à ce que les offres lancées dans l’Hexagone puissent être rapidement adaptées et déployées ici.
La réduction de la fracture numérique fait partie des engagements du groupe. Comment la direction Entreprises peut-elle accompagner les collectivités et les acteurs publics engagés dans ce domaine ?
Pour réduire cette fracture, il faut d’abord donner aux professionnels les moyens d’appréhender ces sujets. Orange propose des formations en ligne sur nos territoires, des ateliers d’initiation à la cybersécurité et aux données. Le groupe noue aussi des partenariats locaux : trois délégués régionaux échangent avec les collectivités, les communes, les associations et les services de l’État sur les besoins des petites entreprises et des particuliers. Là, je parle au nom du groupe, au-delà de mon agence : nous faisons du commerce, mais nous endossons aussi la responsabilité d’expliquer les évolutions du numérique et de faire de la pédagogie.
Un parcours construit chez Orange
Directeur de la direction Entreprises d’Orange aux Antilles-Guyane depuis avril 2026, Arnaud Fauquembergue pilote une équipe d’une centaine de personnes au service des clients professionnels, de la plus petite activité, aux grands comptes. Son champ d’action couvre la Guadeloupe, les Îles du Nord, la Martinique et la Guyane.
Entré chez Orange il y a 24 ans, il a consacré toute sa carrière à cette clientèle, notamment dans les secteurs des collectivités locales et de la santé. Les Antilles-Guyane ne lui sont pas inconnues : de 2015 à 2018, il a dirigé une équipe chargée de concevoir des solutions de télécommunications pour les professionnels. Il a ensuite exercé des fonctions de direction en Normandie, puis à Paris avant de revenir en Guadeloupe où il est basé aujourd’hui.