Karollyne Hubert : Upak eitoponpë, les récits d’autrefois
Un photoreportage avec le WWF m’a menée à Taluen (commune de Maripasoula), sur le Haut-Maroni. Un moment rare m’y attendait.
Jean-Philippe Lefèvre feuillette avec le Gran Man Amaï Poti Twenké les photographies que son père Claude Lefèvre a rapportées de son passage à Taluen. Le Gran Man reconnaît des visages © Karollyne Hubert
Karollyne Hubert : Upak eitoponpë, les récits d’autrefois
Un photoreportage avec le WWF m’a menée à Taluen (commune de Maripasoula), sur le Haut-Maroni. Un moment rare m’y attendait.
Jean-Philippe Lefèvre, directeur de l’engagement du WWF, faisait lui aussi partie du voyage. Avant son départ, son père, le journaliste cadreur Claude Lefèvre, lui avait raconté son passage en Guyane et montré les photos qu’il avait prises, au même endroit, 60 ans plus tôt. Ce jour-là, sous le tukusipan, Jean-Philippe a dévoilé les photos, sous le regard ému du gran man Amaï Poti Twenké. « Je me souviens de ce jeune photographe », a déclaré le vieil homme, en découvrant ces archives pour la première fois.
La mémoire avait pris la pirogue, elle aussi…
Bio
Franco-brésilienne, Karollyne Videira Hubert a grandi entre le Brésil et la Guyane avant de poser ses valises à Paris. En chemin, Londres, São Paulo et les Antilles lui ont appris à écouter, observer et raconter dans plusieurs langues. Aujourd’hui basée en Guyane, le photojournalisme et les sujets socioculturels sont ses terrains de prédilection, là où l’art et le reportage se rencontrent. Le photoreportage « Upak » est né de cette sensibilité.
Remerciements
Merci au Gran Man Amaï Poti Twenké et à sa famille, au chef coutumier Patrick Twenké, à Al-Qaïda, notre piroguier, et à sa femme, aux Gardiens du Haut-Maroni, à Jean-Philippe Lefèvre pour les archives paternelles, aux équipes du WWF Guyane (Laurent Kelle et Clément Villien) ; À la mémoire des passages qui ont précédé.