Les lumières de Séoul

Petit, il voulait être pilote de ligne pour voyager. Aujourd'hui il préfère « s’attarder dans un endroit pour le découvrir en profondeur ». Depuis six ans, Matthieu Govindoorazoo, ancien élève du lycée Bellevue, en Martinique, est ingénieur optique en Corée du Sud.

© Matthieu Govindoorazoo
© Matthieu Govindoorazoo

Les lumières de Séoul

Petit, il voulait être pilote de ligne pour voyager. Aujourd'hui il préfère « s’attarder dans un endroit pour le découvrir en profondeur ». Depuis six ans, Matthieu Govindoorazoo, ancien élève du lycée Bellevue, en Martinique, est ingénieur optique en Corée du Sud.

Caroline Bablin

2013, en prépa à Paris

Avec deux parents profs de maths, Matthieu a toujours montré un intérêt pour les sciences, avec une préférence pour la physique qui lui semblait « plus concrète que les maths ». Le bac en poche, il quitte la Martinique et s’envole pour Paris où il intègre le prestigieux lycée Janson-de-Sailly, en prépa MPSI (mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur).

2016, premier séjour en Asie : le Japon

Devenu élève de l’Institut d’Optique Graduate School (ex-SupOptique), il est attiré par l’Asie, apprend le japonais et part en stage au Japon pendant deux mois. Une fois revenu en France, Matthieu rêve toujours d’ailleurs. « Avant la fin de mes études, j’ai vu cette offre pour une mission VIE (volontariat international en entreprise) de deux ans en Corée du Sud. ». Le 31 juillet 2020, après une formation de quatre mois au siège de l’entreprise, près de Bordeaux, c’est le grand départ pour Séoul.

2020, l’installation en Corée du Sud

Il est alors ingénieur optique pour une société coréenne, où il assure le support technique et service client. « J’accompagne, par exemple, les clients dans l’intégration de nos produits dans leurs propres machines. Il peut s’agir de spectroradiomètres – qui vont mesurer la puissance de la lumière, la couleur… – beaucoup utilisés dans les displays, les écrans LED, mais aussi des lasers ou des semi-conducteurs utilisés pour découper les écrans ou faire de la lithographie (écrire avec de la lumière). Quand on est jeune, la Corée est un des meilleurs pays où aller étudier. C’est fun, c’est dynamique, mais quand on y travaille, c’est un peu différent. Ça peut être difficile, avec beaucoup de pression – un Coréen prend rarement une semaine entière de vacances, ce n’est pas bien vu – et un peu froid dans les relations humaines. Aujourd’hui, je parle et je comprends le coréen, j’aime ma vie en Corée et je suis bien intégré, mais j’ai aussi envie de voir autre chose. Mon contrat se termine en juin, j’ai encore quelques mois pour réfléchir. »