Santé sexuelle masculine
Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est comprendre son corps, repérer les changements, prévenir certains risques et savoir quand consulter. pendant le mois de la santé sexuelle, le crepss propose des repères simples, utiles et sans tabous.
- Article en partenariat
- Santé et bien-être
- Société
Santé sexuelle masculine
Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est comprendre son corps, repérer les changements, prévenir certains risques et savoir quand consulter. pendant le mois de la santé sexuelle, le crepss propose des repères simples, utiles et sans tabous.
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On en parle vraiment ?
Le désir sexuel n’est pas constant. Il peut évoluer selon l’âge, la fatigue, le stress, le moral, le contexte de vie ou l’état de santé. Une baisse passagère n’a rien d’inhabituel. En revanche, si elle s’installe ou devient difficile à vivre, mieux vaut en parler.
Un trouble de l’érection ponctuel peut arriver à tout âge. Mais lorsque cela se répète, dure dans le temps ou devient source de gêne, il ne faut pas le banaliser. Plusieurs facteurs peuvent être en cause, qu’ils soient physiques, psychologiques ou liés au mode de vie. En parler, c’est déjà avancer.
Avec l’âge, certains hommes peuvent observer une baisse de tonus, du désir, de l’énergie ou des changements dans leur sexualité. Cela peut s’expliquer notamment par une baisse de testostérone ou l’andropause, avec des manifestations variables selon les personnes.
La fertilité ne se questionne pas uniquement du côté féminin. Chez les hommes aussi, certains facteurs peuvent avoir un impact. En cas de doute, de projet d’enfant ou de questionnement, il est possible de consulter pour faire le point.
Les infections sexuellement transmissibles ne provoquent pas toujours de signes visibles. C’est pour cela qu’elles peuvent passer inaperçues. Parfois, certains symptômes peuvent alerter : démangeaisons, douleurs, brûlures, écoulements ou gêne inhabituelle. En cas de doute, le dépistage reste le meilleur réflexe.
VRAI OU FAUX ?
FAUX. L’andropause correspond à une baisse progressive de la testostérone. Elle peut entraîner une baisse d’énergie, du désir ou du bien-être, mais elle ne se manifeste pas pareil chez tous les hommes.
FAUX. Certaines peuvent passer inaperçues. En cas de doute, mieux vaut se faire dépister.
FAUX. La testostérone intervient aussi dans le développement des caractères sexuels masculins, la production des spermatozoïdes, la pilosité, la masse musculaire et la solidité des os.
FAUX. Ces deux phénomènes ne sont pas semblables. L’andropause ne marque pas la fin de la fertilité.
Les bons réflexes
Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est aussi adopter quelques réflexes simples au quotidien : se protéger lors des rapports quand c’est nécessaire, ne pas laisser un doute s’installer, penser au dépistage, consulter en cas de symptôme ou de question, rechercher une information fiable et ne pas rester seul face à une inquiétude. Prévenir, c’est se donner plus de sérénité.
Quand consulter ?
Il peut être utile de faire le point lorsqu’une douleur ou une gêne persiste, qu’un changement inhabituel apparaît, que les troubles de l’érection se répètent, qu’une baisse du désir s’installe, qu’un doute existe après un rapport, qu’une question se pose autour de la fertilité ou qu’un symptôme évoque une IST.
Le consentement, mode d’emploi
En matière de sexualité, l’hésitation n’a pas sa place. si le consentement n’est pas clair, il n’existe pas. mise au point avec marielle richer, sage-femme libérale et sexologue à rivière-salée.
Comment définir le consentement simplement ?
Si on se pose la question : « Est-ce que je veux ou non ? », c’est qu’il y a déjà un problème. Le consentement repose sur une réciprocité totale.
Le consentement concerne-t-il seulement l’acte sexuel ?
Non, la sexualité, c’est une intimité globale. Chaque geste compte, même prendre la main de l’autre. Le consentement s’étend à l’ensemble des interactions.
S’applique-t-il de la même façon selon le type de relation ?
Il n’existe pas de « normalité » sexuelle. Que l’on soit en couple, dans une relation occasionnelle ou entre personnes de même sexe, la définition est identique : le consentement doit rester libre, explicite et partagé.
Pourquoi est-ce parfois flou dans les couples longs ?
La routine peut faire disparaître le questionnement. Pourtant, douter est sain : cela signifie qu’on s’interroge sur soi et sur la relation. Le devoir conjugal a disparu du Code civil et le viol conjugal y a été introduit, signe d’une réelle prise de conscience sur le consentement au sein du couple.
Comment en parler au sein de la relation ?
Si l’on n’arrive pas à exprimer son accord ou son désaccord, c’est problématique. Consulter un professionnel s’impose. Cela ne signifie pas forcément la fin du couple : ce travail peut transformer la relation.
Qu’en est-il du consentement masculin ?
L’idée reçue veut qu’un homme soit toujours partant. C’est faux. Des hommes sont victimes de violences sexuelles, mais le tabou les empêche de parler. Le consentement ne connaît pas de genre.
Un message clé à retenir ?
Un rapport sexuel ne se limite pas à une pénétration. C’est un moment entre deux personnes qui se respectent, qu’elles s’aiment ou non. Le pilier reste l’accord réciproque. Même dans un club échangiste, les règles sont claires et le consentement explicite.
Côté santé féminine
Suivi gynécologique, contraception, prévention, dépistage, douleurs inhabituelles ou questions sur son corps et son cycle. Retrouvez notre livret chez votre sage-femme ou au CREPSS.
S’informer, être orienté, trouver le bon contact.
Quand on a une question sur la santé sexuelle, l’essentiel est de pouvoir accéder à une information fiable et aux bons interlocuteurs.
Le site ressource à connaître
Santesexuelmatnik.fr rassemble des repères utiles en santé sexuelle, des contacts d’urgence, des ressources et une rubrique “Trouver un professionnel”.
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Le CREPSS est un centre de ressources dédié à la vie affective, sexuelle et reproductive, qui accompagne la politique de santé sexuelle portée par l’ARS Martinique. Il constitue aussi, en Martinique, un centre de référence sur les questions de handicap, de sexualité, de parentalité et de lutte contre les violences sexuelles.
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