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En chair et en os, Loisirs Enchères

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En plein cœur d’une pépinière éco-créative des Chartrons, au détour d’une petite ruelle où fourmillent des dizaines d’entreprises, vous découvrirez si l’envie et la curiosité vous y prennent, les mille et une idées de ceux et celles qui vont révolutionner vos vacances. Le concept est simple, celui de vous proposer vos loisirs aux prix que vous estimez être le vôtre. Vous êtes surpris ? Attendez de connaitre la suite.

Avec pour prix de départ la somme outrageusement incroyable d’1 euro, le gain est remporté par celui ou celle qui propose le prix le plus élevé à la fin du temps écoulé.  De quoi rester dubitatif à première vue face à la simplicité du principe. Pourtant la start-up qui a débuté il y a seulement 1 an et demi, mené de bout en bout par le jeune trentenaire Thomas Boisserie, compte aujourd’hui seize salariés et vient de réaliser deux levées de fonds. Preuve que ce sont avec les recettes les plus simples qu’on s’insère sur le marché de l’entreprenariat avec brio.

Thomas Boisserie est ce qu’on appelle un enfant du coin. Originaire d’Arsac, dans le Médoc, il réussit de brillantes études en classe préparatoire à Bordeaux, dont il gardera de merveilleux souvenirs d’entraide et un goût prononcé pour la culture. Son diplôme d’école de commerce en poche, il quitte la France pour l’Australie où il décroche un contrat local dans le but de produire le Festival du film français. De retour en France, il s’installe à Paris afin de travailler pour Aide et Action, une ONG de développement spécialisée dans l’éducation des populations des pays défavorisés. « Mon travail était d’aller démarcher les entreprises une par une pour récolter des fonds pour le mécénat » explique t-il. De la Chine à Haïti, Thomas Boisserie s’est investi pendant près de cinq années pour l’humanitaire jusqu’à son retour à Bordeaux, où il s’est replongé dans le milieu culturel au CAPC, Musée d’Art Contemporain. Un secteur qu’il affectionne tout particulièrement «  depuis mes années en école de commerce, j’avais eu l’idée d’organiser diverses expositions pour laisser la possibilité à tous de s’exprimer dans des lieux pas forcément conventionnels ». Et c’est lors du mariage d’une amie d’enfance, au cours d’une discussion avec un invité hollandais que l’idée d’un concept de loisirs aux enchères, énorme succès aux

Pays-Bas, va s’imposer à Thomas Boisserie comme un challenge à réaliser en France.

Jackpot ! L’importer dans notre pays est une véritable aubaine même si les premiers mois sont quelques peu difficiles « il a fallu travailler d’arrache-pied, vraiment jusqu’à pas d’heure, gérer le paiement des factures et s’accrocher pour expliquer notre idée à nos partenaires » explique le Président de Loisirs Enchères. Mais le principe d’un circuit promotionnel qui reste qualitatif plait dans un univers touristique où le last minute séduit de moins en moins.

Si les allures de dandy de Thomas Boisserie et l’atmosphère générale ultra positive qui se dégage de cette entreprise ont suscité notre intérêt, nous nous sommes également penchés sur le fonctionnement interne de la start-up. «  Il n’y a pas de hiérarchie réelle entre nous, nous fonctionnons selon un organigramme matriciel, tout le monde travaille à l’évolution de l’entreprise certes, mais je souhaite que chacun s’épanouisse individuellement dans ce qu’il fait ». Une boite dans laquelle « on essaie de travailler de manière la plus plaisante possible d’autant plus qu’on propose des loisirs à nos clients ». D’ailleurs, le recrutement est un peu aussi collégial puisque le profil du nouveau venu doit convenir à l’équipe pour passer ensuite le fameux rituel d’admission qui  se trouve être « la réalisation de son kit bureau IKEA ».

Et lorsque nous interrogeons le Président sur une possible délocalisation du siège de l’entreprise, sa réponse ne se fait pas attendre «  nous avons à Bordeaux tout un environnement propice au bon développement de l’entreprise, une ville agréable et un vivier pour recruter des jeunes avec des profils très intéressants pleins de ressources, donc pourquoi partir ? ».

par Coralie Custos

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