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Le diner de Mirella : oser l’Afrique ?

DINER DE MIRELLA (2)

A l’écoute de l’actualité, on peut se poser des questions sur le devenir de l’économie africaine (attentats, corruption, coups d’Etat…). Le tableau n’est de prime abord pas rassurant. Pour-tant, des groupements d’investisseurs, des gouvernements incitent à s’y installer. Pourquoi un tel afro-optimisme ? Est-ce une douce utopie ? Ou l’Afrique est-elle, bien au contraire, une terre d’opportunités et d’investissements ?

Tous mes remerciements aux établissements Socara, aux champagnes Perrier-Jouet, à la direction du Casino Batelière et de l’ArObase ainsi qu’à toute leur équipe, à Maël Ferjule designer en art floral et à Mylène Germé, gérante de la boutique Ô Ruban Rose.

Thidiane Doukoure, Cabinet European Carib’ Project, consultant associé

Tous les économistes s’accordent à dire que dans les vingt prochaines années les choses vont se passer en Afrique. 50 % de la population a moins de 30 ans !
Aussi, les besoins sont importants dans les domaines de la digitalisation, des transports, de l’énergie, des logements, ou encore de la gestion des déchets. L’Afrique se structure juridiquement, ne repose plus sur des personnes mais des institutions. L’influence de la société civile se fait de plus en plus forte. De fait, la transparence s’impose aux élus. Ce qui rassure les investisseurs et facilite les affaires. Les entreprises martiniquaises possèdent dans les domaines que j’ai cités des expertises qui lui sont utiles. C’est maintenant qu’il faut s’intéresser à l’Afrique.

Prudence Ecoué, associé du Cabinet KPMG, président de la Compagnie des Commissaires aux Comptes

L’Afrique est ouverte tant à des petits métiers (carreleurs) qu’à de gros investisseurs qui n’ont pas besoin de nos conseils. Pour les petits investisseurs, le métier s’est structuré et ils trouveront des interlocuteurs pour les guider. Avec un taux de croissance de 7 à 8 %, les investisseurs bravent les éventuels écueils politiques. Au point qu’il faut s’y prendre tôt pour se rendre par exemple en Côte d’Ivoire. A l’inverse de l’Occident, le capital fructifie. « Investir en Afrique, c’est le bon plan ».

José Jacques-Gustave, Labnoo, Ceo & Founder

Je suis avec intérêt l’économie et l’actualité africaines et fait partie des afro-optimistes convaincus. Le marché est large avec une population en croissance, une jeunesse extrêmement dynamique avec un fort potentiel d’innovation. On le voit notamment dans des secteurs comme le paiement en ligne où l’Afrique est en pointe. De fait, des groupes comme Orange utilisent l’Afrique comme plateforme d’expérimentation. Nous avons à la Martinique, les moyens de nous faire remarquer positivement et de jouer un rôle dans l’économie africaine.

Seydoux Diarra, Cabinet Lex Universalis, avocat

L’Afrique a beaucoup évolué et je m’intéresse à son développement via des Forum économiques tel que celui qui s’est tenu à Abidjan au mois de mars ou la rencontre des avocats d’affaires africain au mois de juin à Londres dédié à la structuration des transactions en Afrique. C’est l’occasion de rencontrer les décideurs politiques et économiques et de voir à quel point l’Afrique désire accueillir des investisseurs. Ceci en présence d’institutions telles que la Banque Africaine de Développement ou encore l’IFC, émanation de la Banque Mondiale.

Jean-Claude Florentiny, Groupe SOMATRANS, directeur commercial
et développement, président du Syndicat des Transitaires de Martinique, vice-président du Cluster GAT Caraïbes

Le commerce avec l’Afrique est un couloir à travailler et qui est à notre portée. Il n’est besoin que de quatre heures de vol pour se rendre à Dakar. L’Afrique a des besoins en main d’œuvre et en expertises dans les services et la production. Nous possédons les expertises métiers qui peuvent y être valorisées dans l’automobile, l’agro-alimentaire, la boulangerie, les énergies… Les leviers de développement sont présents. Nous travaillons à permettre leur exploitation en travaillant à des liaisons aériennes avec l’Afrique de l’Ouest.

0596 61 73 23

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