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Les confiseries d’Emilie : une histoire de famille… et de gourmandise

Confiseries d'Emilie

Bientôt trente ans que la famille Ledenon régale les Réunionnais avec Les confiseries d’Emilie. Une entreprise familiale qui sent bon l’artisanat et les produits pays mais n’en oublie pas pour autant d’être ambitieuse.

Par Benjamin Postaire

Tout a commencé en 1989 dans la cuisine d’une case de Sainte-Anne. Jean-Paul Ledenon est agriculteur et exporte des ananas Victoria vers la métropole. Régulièrement, il reste un surplus à écouler. Émilie, sa femme, sans emploi, transforme cette magnifique matière première en délicieuses confitures. L’histoire est jolie et aurait pu s’arrêter là. Mais, c’est bien connu, la confiture une fois que l’on a mis le doigt dedans…

Émilie se prend donc au jeu, passe une formation et commence à vendre sa production sur les marchés et dans des commerces. Et voilà comment on passe de sa cuisine à une unité de production de 700 m², des marchés aux grandes surfaces, d’une production exclusivement familiale à une entreprise comptant treize employés. Impressionnant ? Certes, mais le tour de force est de réussir au fil de ces évolutions à conserver cet état d’esprit familial et ce goût authentique.

Aujourd’hui, Les confiseries d’Émilie ne se contentent pas de produire de la confiture. Pâtes de fruits, gâteaux lontan, bonbons créoles, toutes les gourmandises réunionnaises sucrées y passent. « Le fil conducteur, c’est d’utiliser uniquement des produits de La Réunion », précise Karine Ledenon, l’une des deux filles du couple et qui travaille, comme Annick sa sœur, dans l’entreprise familiale. Des produits locaux, ce qui devrait prochainement valoir une certification Produits Pays Réunion, et des préparations 100% naturelles sans conservateur ou produit chimique. Les fruits sont frais, c’est évident, et tout est travaillé à la main, sans la moindre machine, « les cravates sont réalisées artisanalement une à une », s’amuse Karine.

Avant la grande surface, l’épreuve du marché

Celle qui est amenée à reprendre l’entreprise est d’ailleurs revenue à ses premiers amours après avoir engrangé de l’expérience en métropole. Après un BTS commerce international à Bordeaux, une école de commerce à Pau, puis une expérience dans la grande distribution, Karine est revenue les valises chargées de compétences et d’idées. «Nous avons des projets plein les cartons», assure-t-elle le sourire aux lèvres.

Les confiseries d’Émilie sont déjà distribuées dans quasiment toutes les grandes surfaces de l’île. Ce qui n’empêche pas la petite entreprise de chercher constamment à innover, faire renaître des fruits oubliés, des saveurs enfouies. «Notre culture est tellement riche, on est bien loin d’en avoir fait le tour», s’enthousiasme Karine. Elle poursuit : « Nous continuons d’écumer les manifestations pour proposer de nouveaux produits. Avant d’atterrir dans les grandes surfaces, toutes nos confiseries passent l’étape de la dégustation en direct sur notre étal ».

Pour la fête du vacoa, à Saint-Philippe, la famille Ledenon et son équipe ont proposé des gâteaux pinpin, le fruit du vacoa. A côté, on pouvait retrouver des gâteaux songe, maïs ou citrouille et autres bonbons la rouroute, coco ou cravate. Un pied dans les traditions, l’autre dans la modernité, voilà comment définir Les confiseries d’Émilie. Dans la maison familiale, à Sainte-Anne, un pied de mambolo centenaire et donnant des fruits très rares orne la cour. «L’entreprise a été construite autour», conclut malicieusement Karine. Le zarboutan des Ledenon.

Les confiseries d’Emilie
15 chemin Blémir – 97437 Sainte-Anne
0262 51 02 05
confiseriesemilie@wanadoo.fr – Facebook : Les confiseries d’Emilie

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