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Dîner de Mirella : quelle qualité dans nos entreprises ?

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La Martinique, terre de talents

Tous mes remerciements aux établissements Socara, aux champagnes Perrier-Jouet, à la Direction de l’hôtel Valmenière ainsi qu’à ses équipes, à Maël Ferjule, designer en art floral.

Tony Terrine, AGRO A, gérant    

Pour une TPE évoluant dans un secteur très concurrentiel, la place de la qualité est essentielle pour rapidement structurer, faire les bons gestes. Au-delà de la réglementation, le plus tôt c’est le mieux. C’est une démarche à conduire avec l’ensemble des forces vives de l’entreprise. La nôtre fut axée sur la relation client, le packaging, l’étiquetage. La démarche HACCP qui porte sur « l’analyse des dangers dans la production par le contrôle des points critiques » fut pour nous la plus complexe à mettre en place. Notre objectif : la performance dans une filière non encore organisée.

Jean-François Rochefort, SARA, directeur des opérations

Faire de la qualité à la Sara aujourd’hui, c’est aussi faire de la sécurité de l’environnement. C’est une démarche structurante pour nous aider à mieux appréhender notre quotidien, à mieux ordonnancer nos processus et ainsi mieux remplir nos obligations réglementaires. Il a été important d’en expliquer l’intérêt au personnel pour qu’il en apprécie les bénéfices (sécurité, efficacité, gain de temps). Il est devenu plus exigeant en matière de retour d’informations, d’expériences, d’analyse des dysfonctionnements. Nous gagnons ainsi en compétences et en exigence avec l’ensemble du personnel. Notre souhait : mieux maîtriser notre empreinte environnemen-tale et rentrer dans une démarche sociétale.

Vanessa Bérénice, COMIA, membre du directoire, directrice industrielle

Nous avons fait le choix de ne pas poursuivre nos activités avec la norme ISO 9001, trop généraliste et multi-secteurs, au profit d’une norme plus adaptée à nos activités : la norme IFS (International Food Standard) qui présente un fort volet sécurité alimentaire. Nous avons pu ainsi renforcer notre service qualité, avoir des analyses bactériologiques satisfaisantes, des réclamations et retours clients moins nombreux. Un point fort dans cette démarche : l’engagement de la direction et du personnel en usine. Nos souhaits : réduire les coûts et continuer de gagner en performance.

Laurent Guinaudy, OC2 Consultants, gérant, con-sultant qualité

Après une dizaine d’années de dogmatisme, on assiste à une accélération des exigences réglementaires, à l’émergence de référentiels plus proches des métiers des entreprises, de normes plus permissives pour être plus praticables. Après une période de forte médiatisation et d’engouement, on a vu des entreprises qui se lassaient pour maintenir des certifications avec un impact de la crise qui a ralenti la prise des initiatives. Il faudrait reprendre la promotion de cette démarche au travers des grands clients et des donneurs d’ordre en direction des TPE. Cette nécessité n’a jamais été autant d’actualité car c’est dans l’adversité qu’il faut se reconcentrer et se redéployer pour assurer sa pérennité.

Pierre Germain, Ccie Toyota, responsable QSE (qualité sécurité envi-ronnement)

La qualité chez un con-cessionnaire, c’est par exemple l’écoute du client, s’assurer de la qualité du service qui lui est rendu, apprécier l’adéquation des postes de travail en impliquant le personnel. Un personnel à qui les procédures sont enseignées. C’est aussi s’assurer de sa sécurité et de la préservation de l’environnement via la gestion faite de nos déchets et de notre consommation d’énergie. Nos clients en perçoivent les effets. Prochaine étape : déployer le projet Kodawari de Toyota, c’est-à-dire les 71 points clé de qualité qui doivent être mis en place dans une concession.

Yves-André Barclay, EDF, directeur de cabinet

Mettre en place des procédures pour qu’une personne arrivant dans une fonction puisse en avoir une prise en main aisée, c’est la démarche qualité qui nous l’a permis. Il en a été de même de nos progrès dans les domaines de la maîtrise de l’énergie, du management et de l’environnement. Et, même si nous évoluons dans un domaine non concurrentiel, nous avons un devoir vis-à-vis de nos clients et veillons à leur satisfaction d’autant que nous exerçons dans un domaine sensible. Pour atteindre ces objectifs la mobilisation du personnel a joué un rôle majeur. Prochaine étape : veiller à la progression de nos prestataires en matière de sécurité et qu’ils intègrent l’association MASE (manuel de progression de la sécurité dans les entreprises). Nous les accompagnons en ce sens.

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