« Un soir, t’en souvient-il ? Nous voguions de calandes ; on n’entendait au loin, sur la route et sous les pneus, que le bruit des moteurs qui ronflaient en cadence sur le bitume poussiéreux. »

Voiture, Ô voiture ! Que serions-nous sans toi ? Cette belle mécanique qui nous traîne et nous entraîne, emportés les uns contre les autres en une seule file, est devenue en l’espace de quelques décennies l’alliée indispensable de notre mobilité. En l’absence de réseaux de transports en commun dignes de ce nom, en raison de l’éloignement certain des communes malgré la petitesse de nos territoires, mais aussi et surtout pour son confort et son utilité quotidienne, la voiture occupe une place prépondérante dans la vie des antillo-guyanais. Employée par toutes les catégories de personnes, elle se décline à toutes les gammes : véhicule utilitaire sans ornements, modèle familial pour les sorties à plusieurs, objet de luxe pour briller en société. On en fait même des variantes sans permis ! Décidément, l’automobile est une préoccupation de chaque instant. Et comme toute reine, elle sait se montrer capricieuse : pannes, embouteillages, surcoûts, essence… La liste est longue, vous la connaissez. Pourtant, nous lui pardonnons tout. Car sans voiture, c’est le monde qui ne tournerait plus très rond. Alors qu’elle soit essence ou diesel, ordinaire ou super, immaculée ou dégoûtante, générique ou personnalisée au-delà du possible, sachons l’apprécier à sa juste valeur, en nous rappelant qu’il ne s’agit, sommes toutes, que d’une machine sans volonté propre, et que seul son utilisateur peut en faire un usage raisonnable et responsable.

Textes de Camille Dervaux, Joël Sandot & Marie Plantin Photos de Jean-Albert Coopmann

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